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Furie + Scanners : Brainstorm

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  Filmer signifie s’identifier ; démonstration-détonation… À base de destin un brin œdipien, au cœur du complotisme martial ou médical, Furie (1978) et Scanners (1981) affichent un motif similaire – la puissance de la pensée – mais le (mal)traitent de façon différente : Brian De Palma opte pour l’opéra, David Cronenberg reste sur sa réserve. On assiste ainsi à deux duos de crescendo en stéréo, qui doivent une part de leur saveur, de leur valeur, aux paires Amy Irving & John Cassavetes, Michael Ironside & Louis Del Grande. Chambre à coucher, à contre-jour éclairée, de « père truqué », à la Philip K. Dick, d’Électre relookée, en effet furieuse, « furie », reflet d’Érinye, amphithéâtre de patraque spectacle, au public mis en abyme, assemblage de spectateurs spécialisés aussi sidérés que ceux du ciné, mensonges aux mouchoirs, d’épaule où pleurer, monologue ironique, cela risque de faire mal, attendez la suite, il s’agit d’un jeu dangereux, d’un...

Ornette: Made in America : Saxo

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Shirley Clarke. Le free jazz  ? Presque un pléonasme, tant la liberté caractérise, caractérisa, devrait caractériser cette musique autrefois à la mode, pour de bonnes et mauvaises raisons, avec son imagerie mythique de nuit, de ville, de désir, de ruine, de Brésil relayée, sinon créée, en partie par le cinéma. Hélas, le jazz ne libéra pas le cinéma et ce court documentaire consacré à un vrai créateur le démontre assez médiocrement. Durant soixante-dix-sept minutes longuettes, on écoute Ornette en concert au Texas natal, fil rouge sonore passé à travers le chas des archives, personnelles ou publiques. Shirley Clarke, surtout connue pour le surfait The Connection , portrait de groupe et d’époque sur fond de drogue, de reportage répété, tente d’élaborer en testament un équivalent visuel à la syncope de Coleman, à coup de caméra portée, de montage stroboscopique, de zooms avant et arrière à...

Lisztomania : Musique(s) et Cinéma(s)

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Des mots et surtout des numéros (de pistes, d’ opus ) pour les fascinants enfants d’Erato. L’éditoriale actualité (cf. le dernier numéro d’une célèbre revue  spécialisée) nous donne l’occasion de brièvement rappeler notre amour de la musique, des musiques (générosité de l’éclectisme), de la musique au cinéma, de la musique de cinéma. On se permettra (qu’il nous le permette, en tout cas) de renvoyer le lecteur, mélomane ou non, vers notre « communauté » dédiée, thématique, dénommée La Septième Note , qui déploie de manière purement subjective et auditive (courts billets doux, cela et rien de plus, et encore) une partie des mille et une nuances de cette rencontre féconde, fertile, parfois conflictuelle, essentiellement plurielle (« une centaine de morceaux », écrivions-nous dans la notule de présentation, mais elle en comporte désormais bien davantage, laissons les comptes à vos moments perdus), ainsi que vers les rubriques spécifiques de ses « c...