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Brazil

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  Une chanson et deux déclinaisons… Ce qui rend irrésistible Aquarela do Brasil  ? Sa « mélancolie » pas si en sourdine, peu propice à la déprime, son « exaltation » d’unisson, d’assumée transformation. En 1939, année damnée, voici du neuf, ensuite illustré/adoubé par Disney ( Saludos Amigos , 1942), disons à la moitié d’une guerre mondialisée. D’une Amérique à l’autre, latine et nordiste, la belle aquarelle, nationale et non nationaliste, connaît le succès, devient vite un classique instantané, voire controversé, sans cesse relooké, mention spéciale à la version radicale, plutôt martiale que tropicale, quoique, de l’éphémère et royale Elis Regina. Ary s’inspire de la pluie, célèbre un pays, « troubadour d’amour » en train d’immortaliser une terre religieuse, « malicieuse » et « délicieuse », de signer une samba superbe, modèle, peut-être immortelle, dont l’impressionnisme épique se métamorphose en romantisme nostalgique, mer...

Un disque, une ligne

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  Discothèque idéale ? Musique non muséale… Sinner Get Ready (Lingua Ignota, 2021) Religiosité, rédemption, excès, émotion : disque lyrique d’une (d)âme aimable, pas damnée. Piste préférée : The Solitary Brethren of Ephrata Hi (Texas, 2021) Collecte obsolète de chansonnettes suspectes, même si la stylée Spiteri défie les décennies. Piste préférée : Unbelievable Cœur (Clara Luciani, 2021) Disco sentimental assez bien goupillé, loin de l’ancien pourtant récent féminisme dégoupillé. Piste préférée : J’sais pas plaire Karma (Hélène Ségara, 2021) Mélancolie estimable, sincérité indiscutable, retour rassurant, paroles pataudes, cependant. Piste préférée : Quand vient la nuit Poster Girl (Zara Larsson, 2021) Pop suédoise sucrée, surérotisée, alors restons-en sans regret à la Calendar Girl de London. Piste préférée : Need Someone Liberté, Égalité, Féminité (Juliette Gréco, 2021) Opus posthume pour se faire de la thu...