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Affichage des articles associés au libellé Tom Roberts

Annabelle : La Maison du mal : Panic Room

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Poupée pourrie ? Surprise sympa… Pour mon frère Film féminin, sinon féministe, puisque les hommes n’y font, au fond, que de la figuration, Annabelle : La Maison du mal (Gary Dauberman, 2019) mérite quelques lignes incitatives, conviviales, presque hivernales. Il s’agit, résumons, à nouveau, d’un huis clos, d’un mélo d’ados, où surmonter un trauma , accident de voiture du papa, où croiser par deux fois son quasi reflet, funeste présage d’image, où accepter l’héritage particulier de ses parents, cause de scolaire harcèlement, c’est-à-dire consentir à soi-même devenir, malgré son jeune âge, experte en paranormal, démonologue à domicile, amen . Fable familiale d’apprentissage accéléré, tout s’y passe un vendredi, malsain plutôt que sain, ce troisième volet d’une provisoire trinité précédemment évoquée – (re)lisez-moi ou pas à propos de Annabelle (John R. Leonetti, 2014) + Annabelle 2 : La Création du mal (David F. Sandberg, 2017) – possède plusieurs qualités...

In Tranzit : Drôle d’endroit pour une rencontre

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Fleur et fumier, mourir d’aimer puis vivre sans amour et revisiter à nouveau la matrice meurtrière du cinéma dit moderne… Au tovarich Gérard Jamais assez on ne soulignera la cinégénie de la neige et du froid. Tourné en Russie, In Tranzit séduit d’emblée par cette éphémère virginité, ces haleines visualisées, ce poids du monde et du réel qui fait en partie la beauté du cinématographe, grâce auquel on les perçoit différemment, on les ressent de façon plus intense, médiatisés par un regard particulier, collectif, telle une philosophie esthétique en mouvement dans le temps. Documentariste (et co-scénariste), Tom Roberts raconte avec un classicisme précis, attentif, à contre-courant, une (double) histoire (d’amour) étonnamment émouvante, hautement improbable, véridiquement (?) avérée, la réalité, comme on le sait, ne s’embarrassant guère des préventions de la bienséance (cf. Portier de nuit ). En 1946, des soldats allemands se retrouvent dans un camp de passage (d’où le titre) russe ...