Memories of Murder : Bande de flics
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Bong Joon-ho. « Les documents ne mentent jamais », « Il avait un visage ordinaire » : tout Memories of Murder tient dans ces deux répliques. Revu hier soir en version « restaurée », puisque un film sorti en 2003 semble vieillir à la vitesse grand V, puisque le numérique, comme le rappelait récemment Vittorio Storaro , ne confère aucune immortalité au cinéma, au contraire, faute de conservation digne de ce nom, l’ opus s’impose en polar drolatique et désaturé (beau boulot du DP Kim Hyeong-gyu) autant que schizophrène et déceptif. Je ne reviendrai pas ici sur les liens qui unissent Memories of Murder à Mother et Snowpiercer, le Transperceneige , deux bandes abordées par mes soins. Ce qui me saisit aujourd’hui dans ce film à la fois doux et violent tourne autour des personnages féminins, de la structure ternaire, d’un ciel in fine dégagé, sans omettre la musique magistrale d...