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Affichage des articles associés au libellé Bruno Mattei

Zone morte

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  Exils # 21 (15/02/2024) Déjà responsable de l’ arty et risible Under the Skin (2013) – le fameux et freudien « continent noir » de la sexualité féminine relooké en tache d’huile, puits de pétrole pas drôle où périssent les prédateurs devenus proies, les féministes s’en félicitent, ça va de soi –, l’austère Glazer remet le couvert, telle la servante tétanisée, maltraitée, de la maudite maisonnée. De Scarlett Johansson, autant transparente que dans l’insipide pudding du Dahlia noir (De Palma, 2006), in fine transformée en Jeanne d’Arc en forêt, aux crématoires à concevoir, améliorer, jour et nuit utiliser (la mère de la mère s’en désespère, se carapate en catimini, laisse un mot cramé illico , occupation locale oblige), puis pendant l’épilogue interpolé contemporain, sis au musée malsain, astiquer en silence et au féminin, en rime à l’hygiénisme de la funeste famille – baignoire miroir, car les os à l’eau, ça salit, la baise d’une prisonnière rousse pas farouche...

L’Expérience interdite

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  Un métrage, une image : K.Z.9, camp d'extermination (1977) « De même, le cinéma montrant sans cesse des scènes de massacre et d’atrocités, vous finissez par croire que vous   êtes vaccinés contre la mort. C’est du courage en toc. »   Bernard Werber, Le Livre du Voyage Voici un ouvrage lesté d’outrages, qui ne pouvait être produit que durant les excessives seventies , libertaires ou permissives, suivant l’adoptée perspective. Si mon homonyme décédé, donc ressuscité, peut-être que Mengele à ceci aussi pensait, décidait soudain de le commettre aujourd’hui, non seulement il ne trouverait aucun financement, a fortiori du côté du ciné d’Italie, en soins palliatifs, comme chacun sait, depuis disons une trentaine d’années,   mais en sus il lui faudrait affronter de multiples néo-ligues de vertu, plus ou moins bienvenues. Le réalisateur des pas si redoutables, presque recommandables, L’Autre enfer (1981), Scalps (1987), des plus discutables Virus cannibale...

High Noon

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  Un métrage, une image : Les Colts au soleil (1973) Histoire de mémoire ? Exercice de style, or encore, sillage rural de L’or se barre   (Collinson, 1969), ( The ) Italian Job itou, car co-production entre le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie. Opus européen, adapté du spécialiste Louis L’Amour par le scénariste Scot Finch ( Shalako , Dmytryk & Bardot, L’Amour & Boyd bis , 1970), éclairé par John Cabrera ( Virus cannibale , Mattei, 1980), musiqué par l’incontournable Luis Bacalov, The Man Called Noon s’avère un divertissement inconsistant, point déplaisant, un conte de rééducation, de rédemption, dont l’argument d’arroseur arrosé guère renversant, sans être certes déshonorant, ne paraît pas non plus passionner le cinéaste anglais, prématurément décédé. Bien sûr, le casting cosmopolite, hétéroclite, sympathique, ressemble un brin à la créature de Frankenstein, semble aussi soumis à l’expéditif destin : Stephen Boyd décède à quarante-cinq ans d’une crise...