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Affichage des articles associés au libellé Wilson Yip

Ce que veulent les femmes

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  Un métrage, une image : Dementia (2015) + Wing Chun (1994) Disons donc un diptyque de scripts écrits par des femmes différentes : d’un côté, le drame indépendant Dementia de Mike Testin, rédigé par Meredith Berg ; de l’autre, la comédie d’action Wing Chun de Yuen Woo-ping, due à la plume d’Elsa Tang, aussi co-scénariste de Il était une fois en Chine (Tsui Hark, 1991). Le premier opus constitue un huis clos sado, caticide inclus, à base de sévices et d’évasion du Vietnam, de violence faite à une femme (veuve de vil vétéran), de vengeance de descendance. Il oppose l’ancêtre Gene Jones ( No Country for Old Men , Ethan & Joel Coen, 2007) à la jeunette Kristina Klebe ( Halloween , Rob Zombie, 2007) relookée en fausse infirmière, adversaires very vénères, in fine enlacés en un seul suaire, comme si Misery (Rob Reiner, 1990) soudain se mâtinait de féminisme fol et féroce, sus à l’ancien alcoolique maltraiteur de maman, au final effondré devant sa p...

Ip Man 4 : Le Dernier Combat : Chinatown

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Symbolisme sportif versus « Crabe » increvable… Vu en VO dans une salle estivale, provinciale, hélas déserte, voici l’ultime item d’une tétralogie à succès, érigée-étirée sur une dizaine d’années. Tourné en Angleterre, en Chine, toujours signé Wilson Yip, qui dirigea entre deux chapitres le supérieur Paradox (2017), (re)lisez-moi ou pas, Ip Man 4 : Le Dernier Combat (2019) permet idem de retrouver le chorégraphe Yuen Woo-ping, le compositeur Kenji Kawai , le décorateur Kenneth Mak, le directeur de la photographie Cheng Siu Keung, le monteur Cheung Ka-fai, le producteur Raymond Wong, les scénaristes Chan Tai-li, Jill Leung, Edmond Wong, ici associés à Hiroshi Fukazawa. Devant la caméra, on revoit Scott Adkins, Danny Chan, Kent Cheng, Chris Collins, Yue Wu, Donnie Yen, on découvre Vanda Margraf, Simon Shiyamba, Vanness Wu. Dès le départ, on se croit fissa face à un mélodrame médical, familial, mais l’ouvrage vintage vire vite vers la démonstration didactique, la ...

Paradox : Pattaya

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Chef-d’œuvre esquivé ? « Adios » endeuillé… You always taught me right from wrong I need your help daddy please be strong I may be young at heart But I know what I’m saying Madonna La majorité des métrages, « écrasante », à écraser, s’écrase devant le spectateur, recherche ses faveurs, essaie de le rassurer, apprécie, par conséquent, de se prostituer – pas Paradox (Yip, 2017), dont la séduction assez sidérante repose sur sa radicalité assumée, son désespoir désespéré, pourtant point désespérant. Si le synopsis ressemble en surface à une sorte de Taken (Morel, 2008) en Thaïlande, oublions la bouse de Besson, dommage pour le dear  Liam Neeson : porté par un impressionnant et récompensé Louis Koo ( Connected , Chan, 2008 ou Accident , Cheang, 2009, aussi ici co-producteur), dont le cri « déchirant » de douleur paternelle déchire encore, le lendemain, mes oreilles, ma cervelle, Paradox porte bien et haut son titre, puisque p...