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L’Insoumise

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  Un métrage, une image : Sur quel pied danser (2016) Par un tandem de diplômés de la friquée Fémis commise, voici une pseudo-comédie musicale, sentimentale, sociale, du commencement au terme calamiteuse, alors qu’elle pouvait, pourquoi pas, sur le papier ou l’escarpin, en tout cas, s’avérer assez audacieuse. À part apercevoir la trop rare Caroline Silhol, de manière subliminale et silencieuse, certes, que voit-on dans cet ouvrage de naufrage, aussi vide qu’une usine déserte, aussi creux qu’un camionneur, amoureux et malheureux ? On avise vite un certain ciné français, passé par ARTE, par la Fondation Gan récompensé, redoutable duo de double formatage, d’auteuristes et autorisés enfantillages. On constate que la mise à disposition, comprendre la promotion, d’une cinégénique région, ne saurait suffire à l’éclosion d’une seule seconde de cinéma, pas même dénommé régional, sinon régionaliste. Que tout ceci, solaire et sudiste, se réduit à du pasteurisé tourisme, à un arr...

Ne vous retournez pas (2) : Un mois de cinéma

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  Des films, des films, des films … Frime futile ? Exil utile ! À la mémoire de Sean Connery (1930-2020)   L’Ange meurtrier (Larry N. Stouffer, 1974) Carrie au bal du diable en brouillon, en version Stevenson, dont le bel intitulé français congédie le jeu de mots multiple de l’original, Horror High , pas grave. Premier opus du peu prolifique Larry N. Stouffer, ce métrage méconnu, tourné en deux semaines, mérite sa (re)découverte, sinon son culte discret, car Pat Cardi & Austin Stoker, émouvant, élégant, y forment un estimable tandem espiègle, en écho à ceux de Columbo : du lycée soigné, allez… Le Baiser du diable (Jordi Gigó, 1976) Le strabisme de la Française Silvia Solar s’avère certes irrésistible, cependant l’on sourit assez souvent à cette version hispanique du féminin Frankenstein . Escortée par l’accorte Evelyn Scott, soubrette pas simplette, zombie si jolie, par un scientifique cardiaque et télépathe, notre héroïne, presque marxiste, che...

Remember Me : Dementia 13

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  Elle ne chouine, elle écoute Gershwin et lui ne déprime, la rédime… Pour Jean-Michel, projectionniste analogique puis numérique Il s’agit bien sûr d’un téléfilm, comme disons la désolante majorité des produits du mercredi, affaiblissement-affadissement des formes à l’infini. Et le sujet se caractérise par une sorte d’égoïsme masculin assumé : un « théâtreux » malheureux, désormais démodé, essaie in situ de ranimer la mémoire d’une ancienne comédienne, dorénavant du monde déconnectée, son premier amour pour toujours. Le critique doté de fric ne feint plus la folie tel Hamlet ou Jack Nicholson chez Miloš Forman ( Vol au-dessus d’un nid de coucou , 1975), il simule aussitôt la maladie d’Alzheimer, il espère l’ultime remember du Conte d’hiver , pas celui d’Éric Rohmer (1992), certes. Pour Lily Blanche, tous les jours ressemblent à présent à dimanche, vide intime, à tricoter, à rester muette, hébétée. Autrefois, elle immortalisa Médée, Blanche DuBois, elle se casa, ...