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Affichage des articles associés au libellé Stan Getz

Do outro lado do azul : Aquarela do Brasil

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« Motus et bouche cousue » ? Mots tissés pour Andrea Motis… À Stéphane Barthélémy À la mémoire de João Gilberto Ni Astrud Gilberto ni Norah Jones, moins encore Billie Holiday, références fastidieuses, sinon hasardeuses, de presse classée spécialisée, revoici Miss Motis, jadis découverte par votre serviteur à l’occasion du sympathique mais anecdotique single He’s Funny That Way (2016). La jeune trompettiste, parfois saxophoniste, délivre ici un second CD à son image, à son ramage, à savoir droit et délicat. « De l’autre côté du bleu », au-delà du blues , peut-être du ciel, de ses merveilles oziennes, derrière la pluie de Dorothy, l’auditeur séduit déambule en compagnie d’une productrice espagnole qui écrit, compose, arrange et chante, en majorité en portugais. Bien entourée par une dizaine de musiciens masculins, dont l’incontournable Joan Chamorro , mentor et double bass , précisons la participation de sa sœur Carla, guitariste/vocaliste sur un ...

Laisse aller… c’est une valse : Notes sur/de Philippe Sarde

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Le hasard n’existant pas, retour sur les atours d’un auteur majeur. On ne parle pas assez, hélas, de Philippe Sarde , on écrit peu ou pas sur lui, à peine une unique biographie, on entend rarement sa musique, assourdie par le bruit dans et au-delà de l’écran. Je viens de passer disons deux heures et demie en sa compagnie et je voudrais simplement donner envie au lecteur de m’imiter. Inutile de revenir à présent sur son parcours, ses rencontres, sur l’ensemble de sa vaste discographie : il le fait lui-même, avec une franchise parfois affolante, nos amitiés aux mânes outragés d’Ingrid Bergman. Fastidieux s’avérerait également un catalogue commenté ; je préfère renvoyer l’auditeur vers une collection concoctée exprès ou mes communautés thématiques Cinéma d’ici + La Septième Note , sur lesquelles figurent plusieurs extraits. Je souhaite, aujourd’hui, annoter ses partitions, jeter une poignée de notes en ligne, bouteilles à la mer à défaut de glass harmonica en verre,...

Un moment d’éternité

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Voici vingt ans disparaissait Tom Jobim, l’un des grands compositeurs de « musique populaire » (aucune condescendance sous notre plume) du vingtième siècle – retour au Brésil le temps d’un album  vraiment  mythique… 34 minutes, pas une de plus, et huit morceaux, pas un de moins, suffirent à  Getz/Gilberto  pour entrer dans la légende (dorée), pas uniquement celle du jazz . On peut parler, osons le mot, d’une conjonction  miraculeuse  de talents, sous l’égide du grand producteur Creed Taylor, œuvrant alors au sein de Verve Records et par ailleurs fondateur du label  Impulse!  Sans lui, la  bossa nova  se cantonnerait, peut-être, à l’état de musique « régionale », voire « ethnique », sceau d’infamie pour un courant à la fois très brésilien et tourné vers tous les ailleurs, notamment classiques, Chopin ou Ravel, par exemple, idoles du pianiste. On mesure mal, cinquante ans après, l’impact de l’album, ...