Articles

Affichage des articles associés au libellé Mag Bodard

Raphaël ou le Débauché (1971) : Cela s’appelle l’aurore

Image
  Aux hommes la mélancolie, aux femmes la (sur)vie… Merci Jacqueline Nietzsche ordonnait de danser sa vie ; aussi funambule que le Zarathoustra du philosophe, qui estimait l’Homme comme une « corde tendue au-dessus de l’abîme entre l’animal et le Surhumain », hein, Raphaël ne souhaite « penser qu’à ses pieds », finira fissa flingué, son suicide en rime à celui de son Aurore adorée, in extremis et sans malice mal mariée. À revoir à l’invitation d’une artiste amie ce film, l’un des meilleurs du réalisateur Michel Deville, jadis découvert durant l’adolescence, on sourit de connivence et s’émeut à nouveau devant le mélodrame rempli de charme, écrit avec esprit et monté avec doigté par l’incontournable Nina Companeez, quels rôles en or, selon deux interprétations d’exception, la fascinante Françoise Fabian et l’irrésistible Maurice Ronet en superbe couple en déroute. Costumé par l’experte italienne Gitt Magrini, partenaire d’Antonioni & Bertolucci, Lado...

Rapa Nui

Image
Un métrage, une image : Les Soleils de l’île de Pâques (1972) SF sous LSD ? Western New Age  ? Home movie de vacances estivales ? « Conte cinématographique » dixit le générique. Métrage de géomancie « placée sous l’invocation de Jean Grémillon ». Pierre Kast remercie Mag Bodard, Philippe Dussart & Claude Lelouch. « Le droit au rêve est aussi important que le droit au pain », « Fin des technologies, fin des capitalistes, ou presque », « Tout le monde ment », « Tout tourne autour de la mort » : aimables mantras d’une époque morte, citations de saison d’une odyssée spirituelle, à base de « transes », de « plaques de nacre ». Au cœur du cercle rouge du destin peu melvillien, sept personnages font la rencontre d’une « ombre », rendez-vous régulier, tous les cinq cents ans fixé. Au creux d’une caverne à la Platon, spectateurs désormais à l’unisson, ils ne rece...