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Affichage des articles associés au libellé Wolf Rilla

La Poule et l’Œuf

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  Exils # 203 (02/06/2026) Après J’ai épousé une extra-terrestre et La Mutante , voici donc un troisième alien blond, le même couple en (dé)route de Festen . Visiteuse venue de l’espace et mante religieuse anthropophage, en quête d’empathie paraît-il caractéristique de l’espèce bipède, chez elle règne la guerre, l’extermination à l’horizon, la remplaçante inquiétante, émouvante, prend possession d’un corps à l’abandon, endormi, en catimini, sorte de luciole louche pénétrant par la bouche ; plus tard, les petits passagers du car ouvriront la leur de stupeur, O collectif de cri mutique. Si les crayons du psy de service relèvent de la compulsion, celui de la vraie-fausse suppléante ressemble à un morne métronome, au battement inclément d’un temporalité entre parenthèses, projet européen et parisien balèze, qui s’arrêtera et reviendra en arrière, seconde chance laissée à la classe dans l’impasse, photographique et prophétique. Derrière le divertissement assez amusant, destiné ...

Frozen

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  Un métrage, une image : Nightfall (1957) L’ opus poétique et politique s’avère vite une évidente réussite, jadis passée inaperçue, désormais adoubée, reconnue, même admirée d’Ellroy, allez. Cinéaste subtil et stylé, Tourneur met en valeur un scénario écrit au cordeau, Silliphant ( Le Village des damnés , Rilla, 1960) ici en lecteur + adaptateur du roman de Goodis le grand. Avec son trio à bravo, Ray à la voix voilée, Keith à la courtoisie d’utopie, Bancroft contre, tout contre, les coups de crosse, avec ses Los Angeles de détresse, de tendresse, Wyoming magnanime, Nightfall nous dit que tombe la nuit, le soleil se lève, la neige piège l’innocence, le départ conduit vers la délivrance. Plutôt que de Ray & Lupino ( La Maison dans l’ombre , 1952), on se souvient de Cimino, du  Canardeur (1974) illico , autre item de banque braquée, de paquet (de billets) à récupérer, d’écoulé calendrier, l’église à l’école substituée, de couple en (dé)route, d’Amérique (no...

Child’s Play : Boys Don’t Cry

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  Des notes qui dénotent ? Une parabole qui affole… Économique et critique insuccès, adapté d’une pièce acclamée de Broadway, affublé d’un intitulé français racoleur, ridicule, éloquent, Les Yeux de Satan , en partie déprécié par le principal intéressé, Child’s Play (Lumet, 1972) s’apprécie en récit d’éducation à la con, de masculinité très tourmentée, aussi et surtout en leçon de réalisation, davantage que de morale. Il s’agit ainsi d’un jeu (d’enfant-s) dangereux (« You only lose once » affirme l’affiche), facile et funeste, avec le feu, plus celui, refroidi, de l’Enfer de naguère, a fortiori de la confiance, maxime latine explicite, réversible, dorénavant substituée à la foi, cinéphile croyant, tu peux filer fissa. Le métrage méconnu, tendu, d’antan, de son temps, partage, pardi, le paranoïaque, ou pas tant, complotisme sectaire, encore en huis clos mortifère, de Rosemary’s Baby (Polanski, 1968), présage la possession, par procuration, des esprits pervertis, ...

Le Dernier Jour de la colère : Légitime violence

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  « Mondo cane » au carré, de « chiens » à châtier, de « chien » à « caresser »… « Fils de pute » au sens propre de la sale insulte, Giuliano Gemma ramasse la merde des membres méprisants de la « meilleure société » de sa cité texane très vile, trop tranquille. Sisyphe des immondices, le « bâtard » balaie, encaisse, économise, se rêve en « gâchette » experte. Ami avec le « ravi » du village, borgne lui-même malmené, José Calvo on reverra dans Texas (Tonino Valerii, 1969), Tristana (Luis Buñuel, 1970), il doit sa dextérité à un ex -shérif désormais désarmé, recalé à l’écurie, revoilà Walter Rilla, papa de Wolf, of course . Soudain surgit le sieur Talby, c’est-à-dire le vénéneux Lee Van Cleef, créancier légaliste aux « leçons » cyniques, ensuite « ange exterminateur » à la Jim Thompson puis petit capitaliste in fine défié en duel par son fils « putatif...

Over the Top : Aigle de fer

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Routier sympa, pneu à plat… Pour mes parents Over the Top (Menahem Golan, 1987) possède une réputation médiocre, euphémisme diplomatique, néanmoins, malgré ses limites manifestes, cet aimable mélodrame maternel-masculin ne mérite point d’être massacré, en tout cas pas par moi, même emmuré à cause du maudit corona . Commencé sur une route en lacet survolée en hélicoptère, sur un sourire de l’esseulé Sylvester, il se termine idem , précédé par une étreinte en public, chic. Entre ces deux instants, plusieurs (me) paraissent intéressants, sur plusieurs plans. Filmé avec un professionnalisme impersonnel par l’estimable Menahem, à/pour l’occasion producteur devenu réalisateur, Over the Top en effet dépeint un portrait pertinent de son principal interprète, ici en sus co-scénariste, esquisse un instantané du ciné US, c’est-à-dire de la psyché étasunienne alors sous mandature reaganienne, dresse en outre une surprenante dystopie sexuée, je vais tout vous expliquer. Père parti, ...

Le Village des damnés : The Wall

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Classe tous risques, délices de l’infanticide, avenir peut-être pour le pire…   Après Crocodile Dundee (Peter Faiman, 1986), revoici donc Linda Kozlowski : rappelons aux amnésiques l’importance des actrices pour John Carpenter, cinéaste féminin, sinon féministe, cf. les compositions primordiales de Lauren Hutton dans Someone’s Watching Me! (1978), Jamie Lee Curtis dans La Nuit des masques ( idem ), Faye Dunaway dans Les Yeux de Laura Mars (Irvin Kershner, 1978, co-écrit par JC), Adrienne Barbeau dans Fog (1980), Karen Allen dans Starman (1984), Natasha Henstridge  dans Ghosts of Mars (2001) et Amber Heard dans The Ward (2011), sans oublier, bien sûr, les contributions déterminantes d’Adrienne Barbeau, bis , dans New York 1997 (1981), Alexandra Paul dans Christine (1983), Kim Cattrall dans Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (1986), Meg Foster dans Invasion Los Angeles (1988), Daryl Hannah dans Les Aventures d’un homme invisible ...

The Godsend : The Children

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Bienvenue à Bonnie, gamine tout sauf bonne, aux desseins malsains... Production Cannon méconnue, méconnaissable, The Godsend (1980) s’avère en vérité un produit britannique, dont les qualités équilibrent les limites. Adapté du roman homonyme de Bernard Taylor paru en 1976, donc contemporain de La Malédiction (Richard Donner), l’argument s’inscrit au sein du courant pédophobe de la décennie, le délocalise à la campagne, le replace à mi-parcours au cœur de la capitale. Une famille y défaille, subit des infanticides en série, fausse couche incluse, causés par une gosse adoptée, angelot diabolique désigné par le titre ironique. La coda de boucle bouclée retrace en plein parc le cercle infernal, voit revenir « The Stranger » à nouveau enceinte, en compagnie de ses prochaines proies. Son identification, ses motivations, nul ne les saura, les devinera. La parturiente semble n’aspirer qu’à la faillite des foyers, à l’usure des progénitures, sorte de Médée mutique, sinon se...