Farmhouse : The Comfort of Strangers
Ferme infernale, infanticide humide… On sait, depuis Carnival of Souls (Herk Harvey, 1962), que les victimes d’accident peuvent s’avérer des morts-vivants ; on sait aussi, depuis L’Exorciste (William Friedkin, 1973), que le Diable adore désacraliser les églises. Sans bien sûr se situer sur les hauteurs supérieures de ses prédécesseurs, Farmhouse (George Bessudo, 2008) mérite un article, une salutation pour plusieurs raisons. Il s’agit en résumé d’une moralité éminemment morale, un brin moralisatrice, qui se renverse in extremis . Un couple en déroute, sur la route, en sortie de route, en rencontre un second, trop accueillant et très increvable. Durant le dernier quart d’heure, les exécuteurs de débiteurs se révèlent gouvernés par l’étrange étranger, dans l’ombre resté, du prologue puéril, ensuite toubib, homme en blanc patient. Fifille endeuillée, maltraitée par son papounet désormais décédé, merci Maman, priée de presto ranger son putain de chapelet, on devinera vite ...