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Affichage des articles associés au libellé Arvo Pärt

Dawn of the Dead

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  Aube des macchabées ? Jour toujours de retour… Le mélomane Pialat le premier s’en empara, premier mouvement mis sur le générique de Police (1985), puis le rapide Peter Weir ( État second , 1993), au sein du sillage d’un succès de CD, puisque la désormais fameuse symphonie de Górecki sortit chez Nonesuch un an avant. Ces « chants de chagrins », d’autres cinéastes s’en servirent, citons le tandem anecdotique de Schnabel ( Basquiat , 1996) & Malick ( The Tree of Life , 2011),   plusieurs interprètes les servirent, pour le meilleur et pour le pire : la pionnière Stefania Woytowicz pâtit d’être trop opératique ; Zofia Kilanowicz , chanteuse en chaire, en présence du compositeur impassible, sinon souffrant d’un ennui poli, les dramatise et les glamourise ; Lisa Gerrard , contralto et non soprano, point trop n’en faut, s’égare, les adeptes de Dead Can Dance ne se marrent ; Beth Gibbons , assise, exquise, émancipée de Portishead, dirigée ...

Beyond Barry

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  Caché derrière, à la Voulzy ? Dissimulé dedans, à la Barry… Des échos des BO de La Poursuite impitoyable (Penn, 1966), Vivre libre (Hill, bis ), On ne vit que deux fois (Gilbert, 1967), Macadam Cowboy (Schlesinger, 1969), La Randonnée (Roeg, 1971), Top Secret (Edwards, 1974), King Kong (Guillermin, 1976), Jeux érotiques de nuit (Vadim, 1980), Quelque part dans le temps (Szwarc, idem ), La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Frances (Clifford, 1982), Out of Africa (Pollack, 1985), Danse avec les loups (Costner, 1990), L’Expert (Llosa, 1994), Les Amants du nouveau monde (Joffé, 1995), Enigma (Apted, 2001) se déploient sur ce diptyque physique et métaphysique, personne ne s’en étonne, essence d’un style, aboutissement souvent saisissant, autant que testament stimulant. Le post -romantisme assumé du renommé, récompensé, compositeur/arrangeur parvient à une plénitude inédite, du cinéma, mythologies mimis, commandes excitantes, mesquine...

Être libre : Ne pas oublier Michel Colombier

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  Touche-à-tout et bon à rien ? Lyonnais, Américain… Colombier composa beaucoup, des deux côtés de l’Atlantique, son corpus ainsi se place sous le signe d’un éclectisme assumé, sinon en sourdine revendiqué, par un homme discret, plusieurs fois père puis victime prématurée du cancer . Avant d’être enterré à L.A., l’estimable Michel, inspiré par son papounet, formé de façon classique, croisa donc le chemin du mentor Magne, devint vite directeur musical, chez Barclay, s’il vous plaît, célébra la messe selon le messie Henry , collabora avec Aznavour & Gainsbourg, Barbara, Petula (Clark, who fucking else? ), Madonna, Polnareff & Nougaro, les Beach Boys, Supertramp ou Air, mena forcément à la baguette de renommés orchestres, dont le London Symphony Orchestra, voilà, voilà. Tout cela ne lui suffit pas, puisqu’il signa en sus des BO (en français), des OST (en anglais), à destination du ciné, de la TV, une trilogie jolie, au creux de laquelle (ré)écouter le fameux Emmanuel ...