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Gone with the Wind

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  Un métrage, une image : The Wind (1986) Encore une femme américaine, encore une île grecque, pourtant, cette fois-ci, ni enfant, ni messie : deux années après The Time Traveller (1984), Mastorakis oublie Adrienne Barbeau, enrôle Meg Foster, la transforme en romancière (de thrillers ) douce-amère, cf. sa blague liminaire, Jésus & Geppetto, Dio mio, sa discussion entre copines, au bord de la piscine, elle se sent masculine, elle veut « de l’action », elle écrit sous le pseudonyme de Sian Anderson. Sur place, ça souffle aussi fort que chez Sjöström   ( The Wind , 1928) & Tammi ( The Wind , 2018) réunis, le village vide ressemble à un cimetière en pleine mer, le propriétaire paraît presque patibulaire, surtout sous les traits de Robert Morley ( Topkapi , Dassin, 1964), « vieux radoteur » marié, à faire le MLF fulminer. La résidente de Chicago rencontre « l’homme de ménage » illico , compatriote au CV interlope, qu’incarne Wi...

Mémoires de nos pères

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  Un métrage, une image : Permis de construire (2022) En tout cas Colonna échappa à cela ? Pas totalement, car moment de basculement, quand le chevrier, reflet fictif du « berger de Cargèse », se confie à la gracieuse Anne Consigny, croisée chez Lioret ( L’Équipier , 2003), Marchal ( 36 quai des Orfèvres , 2005), Schnabel ( Le Scaphandre et le Papillon , 2007), Richet ( Mesrine , 2008) ou Resnais ( Les Herbes folles , 2009), au sujet de rochers, de solitude, d’apprendre à se connaître puis à s’aimer, Pagny opine. Ensuite, un éleveur syndicaliste, aussi loueur de grosse bagnole, sur sa carte de visite on avise Auto Nomi, pardi, caméo amical de Jean-Claude Acquaviva, l’un des chanteurs de A Filetta, prononce cette phrase à la fois lucide et terrible, en effet digne d’un « philosophe anonyme » : « En Corse, on respecte plus les morts que les vivants », qui vient percuter l’actualité, c’est-à-dire le décès de « l’assassin présumé du préf...