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Est-Ouest

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  Un métrage, une image : Un, deux, trois (1961) Coca (-Cola) et cocos (pas qu’à Cuba), Nikita (Khrouchtchev) & Ninotchka (Ernst Lubitsch, 1939), Otto (prénom palindrome, relooké illico ) & MacNamara (dépassé papa, surpris par Pepsi) : le titre programmatique, rythmique, multiplie les paires (les pères un peu patibulaires) d’adversaires, lui-même dû à un tandem (Diamond & Wilder se souviennent aussi, en sourdine, de l’arrivisme adultère de La Garçonnière , 1960). Le cinéaste ainsi se soucie de Marx (Groucho) & Marx (Karl), (re)visite une ville vive et en ruines, se fait in fine rattraper par une érection (murale, brutale, lamentable) plutôt propice à la scission, à l’hallucination, à la perversion de Possession (Żuławski, 1981), qu’à l’excitation de saison, causée par la callipyge, perruquée, espiègle secrétaire de l’excellente « Lilo » Pulver ( Le Temps d’aimer et le Temps de mourir , Sirk, 1958). La précision impériale des cadres conf...

Les Nuits de Cabiria : Julieta

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Federico Fellini. Ton style c’est ton cul Ton style c’est ton cœur Léo Ferré Les Nuits de Cabiria   (1957) croise Le Cheik blanc (1952) à La strada (1954), devine La dolce vita (1960), présage Juliette des esprits (1965). En dépit des apports de Pasolini & Rondi, il ne s’agit, cependant, d’une matrice apocryphe de Accattone (1961) ni Ingrid sulla strada (1973), à chacun sa représentation de la prostitution, donc. On peut un peu en plus penser à Pretty Woman (Marshall, 1990), surtout pendant le premier épisode un tantinet méta, toutefois le conte de fées sur fond de classes sociales, Fellini s’en fiche, a contrario de la dichotomie molto catho entre profane et (con)sacré, perdition et pureté. Item récompensé à Cannes, adoubé à Hollywood, désormais restauré mais toujours incomplet, quid du philanthrope aux troglodytes interlopes, jadis à la demande de l’Église censuré ?, la co-product...