Fichus Français
Exils # 140 (13/11/2025) É vasion de Delon, Gabin en Sicilien, Ventura ne vapote pas : divertissement amusant mais limité, un poil longuet, Le Clan des Siciliens (Verneuil, 1969) fonctionne en fait et en définitive de façon déceptive, raconte à l’encontre de l’horizon de réception, paraît l’estimable précipité d’un pays et d’une partie de sa population sur le point de changer à jamais. Il s’agit bien sûr aussi d’une histoire de hasard, de bijoux et de joujoux, ombre baudelairienne d’arnaque aérienne, le cadeau mimétique offert au futur mouchard par son grand-père pas encore froidement furibard en reflet de l’aéronef filmé, donc du film lui-même, grand jeu pas autant dangereux, jadis déjà décrit par Welles tel un « train électrique » magnifique. Cette dimension d’enfance disons émouvante, au risque du puéril, un instant assez superbe la symbolise, lorsque Roger Sartet se souvient du passé, son CV de braqueur à main armée, fatal aux flics, lu par le juge, s...