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Affichage des articles associés au libellé Tanya Roberts

La Maison de cire

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  Un métrage, une image : Tourist Trap (1979) Ce premier opus persiste à procurer une poignée de petits plaisirs, par exemple réécouter la bonne BO de Pino Donaggio, revoir en vie et brunie la regrettée Tanya Roberts, redécouvrir le beau boulot d’un dirlo photo à patronyme célébrissime, puisque fils de Josef von Sternberg. S’il suit à sa modeste mesure et moins renommée le sillage d’outrage de Psychose (Hitchcock, 1960) puis Massacre à la tronçonneuse (Hooper, 1974), modèles indémodables d’horreur économique, d’économie horrifique, s’il développe à son compte, durant une heure trente, le fameux final figé du Baiser du tueur (Kubrick, 1955), l’associe aussi à la télékinésie de Carrie (De Palma, 1976),  Tourist Trap possède pourtant sa propre personnalité, propice à séduire un certain Stephen King. Presto tourné à peu de frais, doté d’un titre ironique, le slasher de Schmoeller développe un item de fin d’études texanes, n’use ni du sang ruisselant ni de la nudi...

Dar l’Invincible : C’est donc ton frère

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  Red Sonja ? Rousse Tanya… Au croisement de Conan & Tarzan, Dar ne s’égare, protagoniste gai puis triste d’un titre qui séduit selon sa modestie, possède plusieurs qualités, dont sa simplicité, sa sincérité. Après le fantastique funéraire et funèbre de Phantasm (1979), autre histoire de frères partenaires, longtemps avant le duo rigolo de maison de repos de Bubba Ho-tep (2002), voici celui féerique de Dar l’Invincible (1982), où Lee Holdridge & John Alcott de Coscarelli constituent l’excellente escorte. Le compositeur de Splash (Howard, 1984) et le directeur de la photographie de Barry Lyndon (Kubrick, 1975), Il était une fois la Légion (Richards, 1977), Le Monstre du train + Under Fire (Spottiswoode, 1980 + 1983) ou Greystoke, la légende de Tarzan (Hudson, 1984) servent avec virtuosité un récit jamais risible, une fable guère infantile, un conte d’accomplissement d’antan, de foi et de soi. Comme dans Macbeth , des sorcières séduisantes et monstrueuses pr...

Sois belle et tais-toi : Bye-bye à Tanya

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  En mémoire de Tanya Roberts (1955-2021)… Très chère Tanya Roberts, dès lors décédée des suites d’une infection urinaire, reins atteints, fragilité d’hépatite C, saloperie de septicémie, je ne vais déranger l’éternelle éternité du repos et de la paix supposés, je voulais vite vous remercier de votre beauté, de votre simplicité, de votre perso (n) na (lité), du tracé en moi-même (dé)laissé. Au ciné, à la TV, jadis, au siècle dernier, je vous croisais au creux de l’estimable Tourist Trap (David Schmoeller, 1979), du sympa Sheena  ( reine de la jungle , John Guillermin, 1984), du bondesque Dangereusement vôtre (John Glen, 1985), des dispensables polissonneries d’adolescente insomnie de Night Eyes (Jag Mundhra, 1990) +   Inner Sanctum (Fred Olen Ray, 1991), de Drôles de dames (1980-1981), de La croisière s’amuse (1982), de Si tu me tues, je te tue (1983). Quelle brève carrière, ma bien chère, à peine prodiguée pendant une vingtaine d’années, avant que la maladie de...