The Manxman : Kiss Me Kate
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Alfred Hitchcock. Hitch se fiche de l’île, effleure le conflit social causé par les satanés chalutiers, se focalise sur son trio de vaudeville à la dérive vers le mélodrame. Le capitalisme puis le consumérisme persistent à persuader que les classes n’existent plus, que la lutte devient donc caduque, nivellent partout par le même, tant pis pour Pasolini – le cinéma britannique démontre le contraire. The Manxman (1929), qui devrait plutôt s’appeler The Manxwoman , s’interprète et s’apprécie ainsi en conte moral et sentimental. Une fille de tavernier aux faux airs de Lon Chaney, sinon de John Hurt, se promet à un pêcheur, s’abandonne à un avocat. Exit la Jamaïque, bienvenue aux déconvenues. Tandis qu’Anny Ondra, doublure de Cyndi Lauper, passe du statut de plaisante petite salope briseuse d’amitié masculine à celui de mater dolorosa diariste, suicidaire, obstinée, endeuillée, ses boucles d’or dissimulées en rép...