Steel Trap : Réveillon chez Bob
Des invités à décimer, une bande d’enfoirés dans une bande emballée à l’allemande. Toujours produit par Oliver Simon, cette fois-ci associé au vétéran Pierre David, pour Abnormal Pictures, quel sympathique intitulé, tant l’insaisissable normalité, au cinéma, au-delà, effraie, à part les présidents transparents, évidemment, Steel Trap évoque davantage, hélas, The Choke que Bloody Trails . Pareillement slasher en huis clos sur fond de vengeance féminine, co-écrit par une scénariste par ailleurs compagne du réalisateur et chanteuse de comptine accompagnée à l’accordéon teuton, le métrage accumule les étages, les couloirs, les coups de Trafalgar, sans sucrer l’ascenseur et sa cage abyssale, lieu anxiogène au moins depuis De Palma & Dick Maas. Les mecs de Spokane envahirent une ancienne usine de pain de mie, ceux de Cologne investissent un immeuble désaffecté, glacé. Même modicité de budget, même vitesse de rédaction, d’exécution, même tarissement d’inspiration et même...