Articles

Affichage des articles associés au libellé Emmanuel Carrère

Cinéma de Papa

Image
  Exils 179 (11/03/2026) Au début de Kolkhoze , Carrère cite Oscar Wilde : « Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent. » L’aphorisme réversible résume non plus le portrait du célibataire et sans descendance Dorian Gray, mais celui, dédoublé, de Francesca & Luigi Comencini, père et fille à nouveau réunis, incarnés sur l’écran et à contre-courant. Au bout de trente-huit minutes, la petite héroïne disparaît, il reste une heure dix de film, on risque de trouver le temps longuet, regarder sa montre comme l’homme esseulé, quand donc sa sculptrice indocile va rentrer ? Après le paradis impressionniste et complice des premières années, certes déjà menacé par la gueule dentée d’une baleine ancienne, illustration et contamination, métaphore de la future drogue, castrateur motif à ravir les psychanalystes, l’occasion en situation d’un vrai-faux making-of rapido des Aventures de Pinocchio (197...

Les Fantômes du miroir

Image
  Exils # 13 (22/12/2023) J’écrivis, on le vit, sur Vecchiali, désormais (tré)passé de l’autre côté du miroir mouroir, du regard et des égards, comme quelques autres réalisateurs plus ou moins de mon cœur : Deville, Friedkin, Lado, Saura, cohorte pas en toc, à retrouver itou sur ce blog . Idem décédées cette année de ciné, déjà par moi miroitées, Mesdames Laurie, Lollobrigida, Stevens, Welch. Ainsi va la (sur)vie, de la nécrophile, dénommée cinéphilie aussi, vers la nécrologie, arts funéraires en reflet, sis sous le signe de l’éphémère, du lapidaire. Si les salles, croyait Artaud, pas trop marteau, ressemblent illico à des caveaux, certes confortables et climatisés, hédonisme et hygiénisme de la modernité, empreinte de pseudo-pandémie, les soi-disant vivants, souvent à demi mourants, zombies du mercredi, station d’évasion placée entre la famille, le domicile, le métier, le supermarché, emploi du temps occupant, préoccupant, mascarade macabre à la Romand, menteur errant rac...

Un livre, une ligne

Image
Les auteurs, les horreurs... Laissez-moi /Marcelle Sauvageot « Commentaire » amoureux Embrouille en Provence /Peter Mayle Tourisme marseillais Âme brisée /Akira Mizubayashi Mélodrame mélomane Éloge de la morue /Jean-Claude Boulard Documentaire testamentaire Sur le fleuve /Hermann Schulz Odyssée médicale La Douce Empoisonneuse /Arto Paasilinna Tragi-comédie gérontophile L’Éternel Mari /Fiodor Dostoïevski Vaudeville invalide Shirobamba /Yasushi Inoué Enfance d’impermanence Nouvelles du désert /Isabelle Eberhardt Mélancolie de l’Algérie L’Initiation d’un homme : 1917 /John Dos Passos Secourisme d’impressionnisme Deborah, la femme adultère /Régine Deforges Déterminisme d’évangélisme Chez Mrs Lippincote /Elizabeth Taylor Adultère d’Angleterre Le Mort qu’il faut /Jorge Semprun Recréation de rééducation Mon frère Yves /Pierre Loti Lyrisme du naturalisme L’Objet de son désir /Anita Shreve Mariage naufrage La Mémoire d...