Quantum of Solace
Un métrage, une image : Call Me (1988) Appels anonymes à connotation coquine + témoin traqué du meurtre d’un travesti = vrai-faux « thriller érotique », nouvel épisode à New York de la douce-amère « guerre des sexes ». Écrit et co-produit par l’obscure Karyn Kay, elle-même victime d’un fils épileptique, fichtre, réalisé par le méconnu Sollace Mitchell, Call Me congédie Blondie ( American Gigolo , Schrader, 1980), repose sur les épaules d’une journaliste brune, la Patricia Charbonneau à fleur de peau de Un flic dans la mafia . L’article sur le harcèlement sexuel et sexué au boulot, à domicile, vire vite vers l’enquête existentielle, la découverte du désir à distance, d’accoutumance. Le voleur vengeur évoque sa « gonzesse » dézinguée, se fiche de la « femelle », l’insulte d’un « sale pute ». Le couteau à cran d’arrêt, forcément phallique, du cadavérique Buscemi coupe la gorge du policier corrompu, qui tabassait le type ...