Nightmare Cinema : Midnight Movie
Ticket truqué, séance sans prestance, diagnostic cinéphilique rachitique… Cette anthologie, pas si jolie, dommage, débute bien, par un vrai-faux slasher avec soudeur, segment énergique et drolatique, s’autorisant, à bon escient, à renverser la perspective du spectateur, assorti, en sus, d’un essaim d’araignées de SF, très colonisatrices, sinon dissimulatrices. Hélas, ensuite, ça se gâte, vite. Le récit de chirurgie esthétique, évidemment horrifique, presque satirique, apparaît, en effet, réchauffé, sa coda déjà devinée, avant même le commencement. Puis un épisode sarcastique, à base de possession adolescente, de luxure ecclésiastique, fait sourire autant qu’il lasse, prévisible impasse, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font, pauvres adeptes de la levrette suspecte. Quant à la folie féminine, en noir et blanc very arty , elle reprend le suicide du précédent, mais s’étire et se noie et ennuie. Enfin, le petit virtuose, au bord de la métempsycose, indiffère fiss...