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Affichage des articles associés au libellé Fanny Ardant

La Belle et la Bête obsolètes

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  Exils # 86 (24/02/2025) Faut-il se méfier d’un film qui se termine sur une porte fermée ? Après les applaudissements du public aux cheveux blancs, riant souvent durant l’ensemble de la séance, on pouvait entendre « pas de violence » en remerciement, sinon en soulagement. Au siècle dernier, à une époque pas encore cadenassée par le moralisme de la nôtre, quoique, un critique, en l’occurrence Serge Kaganski des Inrockuptibles , qualifiait de « pétainiste » Les Enfants du marais (Becker, 1999), au grand dam du cinéaste le menaçant d’un procès. Tandis que le dernier éditorial de Positif , signé Yann Tobin, se félicite des auditions d’une commission présidée par Sandrine Rousseau, avec Rima Hassan la meilleure ennemie de Boualem Sansal, consacrée aux « violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS) commis dans les milieux artistiques et médiatiques, notamment dans le cinéma et l’audiovisuel », se préoccupe de « représentation »,...

Class(iqu)e tous risques

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  Exils # 38 (19/06/2024) I L’union des droites, l’union des gauches ? Magie médiocre, coup de baguette malhonnête (in)digne de la Carabosse, simulacre émétique et amnésique, cerné de cynisme, pétri d’opportunisme. Or la réunion existe, sur la scène concertiste. En (re)découvrant du spectacle estampillé vivant, par opposition de bon ton aux conserves serviles, dociles et définitives, disponibles en dur (« support physique ») ou en ligne, tombes sans nombre désormais dotées d’ubiquité, on explore le trésor d’une utopie maintenant et ici, on se délecte, peu select , d’un idéal jamais muséal, on expérimente, de manière immanente et néanmoins transcendante, le respire ensemble, versus « l’élément de langage » et d’outrage du « vivre ensemble », cette tarte à la crème fameuse et infecte, jetée à la face d’un électorat forcément dégueulasse, puisqu’il vote FN & RN, Janus de la haine, depuis voici quatre décennies, par les pharisiens pas seulem...

Voix sans visages

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  Exils # 3 (21/02/2023) « On n’est jamais seul avec un livre », philosophait sagement Fanny Ardant, naguère sur la TSR. Pas de passivité non plus, car la lecture, surtout romanesque, nécessite compréhension et représentation. Les mots manient l’imaginaire, le style l’anime ou le ranime. Le cinéma impose sa loi, laisse souvent le spectateur en liberté très surveillée, acteur très dirigé, selon la célèbre définition de Sir Alfred. Lire équivaudrait davantage à se recueillir, à édifier un film intime de manière émancipée, subjective et collaborative. Dans le silence d’une discrète et radicale absence, au monde, à notre rôle, voici l’émule du moine, idem mutique mais démuni de (con)sacré manuscrit, emmené hors de lui et néanmoins ramené à soi-même, désaltéré, faux esseulé, à une source essentielle, intemporelle. Rossellini conférait à la clarté démocratique de la profondeur de champ une valeur déontologique, presque une vertu thérapeutique, propice à l’affranchissement, ic...

Fanny

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  Madame rêve, agit aussi, vit sa vie, ses envies, me ravit… Dans le jamais embrasé, « tant pis », Couleurs de l’incendie (Cornillac, 2022), Fanny Ardant , discrètement, brillamment, au creux d’un nocturne compartiment, meurt du cœur, dernière lumière, vitre humide : soudain surgit, au milieu de ma mémoire cinéphile, le souvenir de la Max(ine) de Mission impossible (De Palma, 1996), c’est-à-dire de la superbe et vilaine Vanessa Redgrave, déguisée en stratège de TGV. Auparavant, Ardant donne de la voix, doublée par la spécialiste Sandrine Piau, au château, en appartement, à l’opéra, on n’oublie pas qu’elle incarna, autrefois, une certaine Maria Callas, en master class , Polanski opine, ou dans l’impasse, Zeffirelli confirme ( Callas Forever , 2001), qu’elle narra un documentaire dédié à la cantatrice, proche de Pasolini & Onassis ( Maria by Callas , Volf, 2017). Adolf s’affole, le chœur a cappella , au piano recta , des « esclaves juifs » du Nabuc...