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Affichage des articles associés au libellé Brunello Rondi

Les Onze Fioretti de François d’Assise : Comme un oiseau sur la branche

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  Fleurs mineures ? Florilège ni sacrilège ni sortilège… À la bienveillante et divine Jacqueline Le redécouvrant, on sourit souvent, ceci ne surprend : le titre d’origine, moins factuel que le français, exit itou le (con)sacré, admet la dimension humoristique. Encore escorté du frérot Renzo, responsable du « commentaire musical », lecteur liminaire en voix off et VO, Cantique des créatures carrément écolo, il caro Roberto opte pour un vrai-faux biopic épisodique, parabolique, un impressionnisme latin loin de la soumission de sacristain. Situé entre l’insulaire Stromboli (1950), au sous-titre explicite ( terra di Dio ), et le méta La Machine à tuer les méchants (1952), moralité satirique, co-écrit par Fellini & Rondi ( Europe 51 , 1952, Huit et demi , 1963 ou L’Hystérique aux cheveux d’or , 1973), éclairé par Otello Martelli (Riz amer , De Santis, 1949, Stromboli, La dolce vita , 1960), adoubé, sinon financé, par le clergé, Les Onze Fioretti de...

Les Nuits de Cabiria : Julieta

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Federico Fellini. Ton style c’est ton cul Ton style c’est ton cœur Léo Ferré Les Nuits de Cabiria   (1957) croise Le Cheik blanc (1952) à La strada (1954), devine La dolce vita (1960), présage Juliette des esprits (1965). En dépit des apports de Pasolini & Rondi, il ne s’agit, cependant, d’une matrice apocryphe de Accattone (1961) ni Ingrid sulla strada (1973), à chacun sa représentation de la prostitution, donc. On peut un peu en plus penser à Pretty Woman (Marshall, 1990), surtout pendant le premier épisode un tantinet méta, toutefois le conte de fées sur fond de classes sociales, Fellini s’en fiche, a contrario de la dichotomie molto catho entre profane et (con)sacré, perdition et pureté. Item récompensé à Cannes, adoubé à Hollywood, désormais restauré mais toujours incomplet, quid du philanthrope aux troglodytes interlopes, jadis à la demande de l’Église censuré ?, la co-product...

Ne vous retournez pas (2) : Un mois de cinéma

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  Des films, des films, des films … Frime futile ? Exil utile ! À la mémoire de Sean Connery (1930-2020)   L’Ange meurtrier (Larry N. Stouffer, 1974) Carrie au bal du diable en brouillon, en version Stevenson, dont le bel intitulé français congédie le jeu de mots multiple de l’original, Horror High , pas grave. Premier opus du peu prolifique Larry N. Stouffer, ce métrage méconnu, tourné en deux semaines, mérite sa (re)découverte, sinon son culte discret, car Pat Cardi & Austin Stoker, émouvant, élégant, y forment un estimable tandem espiègle, en écho à ceux de Columbo : du lycée soigné, allez… Le Baiser du diable (Jordi Gigó, 1976) Le strabisme de la Française Silvia Solar s’avère certes irrésistible, cependant l’on sourit assez souvent à cette version hispanique du féminin Frankenstein . Escortée par l’accorte Evelyn Scott, soubrette pas simplette, zombie si jolie, par un scientifique cardiaque et télépathe, notre héroïne, presque marxiste, che...

Cobra : Ingrid sulla strada

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Venin étasunien, antidote danois... C’était deux police blacks Qui pratiquaient le slang Ainsi que le colt cobra Serge Gainsbourg Rambo: Last Blood (Grunberg, 2019) sortira en septembre mais, a contrario de Balboa, Cobretti ne reviendra pas. Film orphelin, film écourté, à succès, film détesté ou adulé, Cobra (Cosmatos, 1986) (re)présente pourtant un (passage) personnage important pour comprendre la persona (l’esprit) de Sylvester Stallone. L’acteur, en partie réalisateur, fait davantage qu’adapter (trahir) un bouquin de Paula Gosling : pour résumer, il retravaille (des motifs) et (se) rhabille (sa musculature). Outre impliquer la Warner, inclure au casting Andrew Robinson & Reni Santoni, Cobra relit L’Inspecteur Harry (Siegel, 1971), Magnum Force (Post, 1973) et L’Épreuve de force (Eastwood, 1977), adresse des clins d’œil à Shining (Kubrick, 1980), aux Griffes de la nuit (Craven, 1984), à Police fédérale Los Angeles (Friedkin, 1985) et à... Rambo:...

Atomic Cyborg : Arizona Junior

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Jack Kerouac ? Paco Queruak… RoboCop (Paul Verhoeven, 1987) rencontre Over the Top (Menahem Golan, idem ) dans ce métrage d’un autre âge agencé par l’aimable Sergio Martino, rebaptisé Martin Dolman selon l’exploitation à l’étranger, mégalithique Bretagne en bonus . Atomic Cyborg (1986) débute comme Invasion Los Angeles (John Carpenter, 1988), se poursuit comme Starman (John Carpenter, 1984), s’achève comme Frankenstein  ; il adresse en sus des clins d’œil à Terminator (James Cameron, 1984), à Blade Runner (Ridley Scott, 1982), au Convoi (Sam Peckinpah, 1978) et envisagerait Universal Soldier (Roland Emmerich, 1992). L’intertextualité ludique joue aussi sur les prénoms, les patronymes, Linda telle Hamilton ou la scientifique appelée à la SP. Ce vrai-faux western tourné surtout en Arizona, sans syndicat, endeuillé par un vrai décès, en rime à celui de Vic Morrow sur le plateau de La Quatrième Dimension (Joe Dante, John Landis, George Miller, Steven Spielber...

Un train pour Durango : Un génie, deux associés, une cloche

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Mario Caiano. On doit ce film futile et habile, docile et gracile, à une belle équipe transalpine : Mario Caiano ( Les Amants d’outre-tombe) rebaptisé William Hawkins réalise, Duccio Tessari ( L’Homme sans mémoire , Zorro + le scénario de Pour une poignée de dollars ) écrit, Enzo Barboni (Les Amants d’outre-tombe bis et Django avant On l’appelle Trinita , Quand faut y aller, faut y aller , celui-ci dirigé sous le pseudonyme d’E.B. Clucher) photographie, Renato Cinquini ( Le Corps et le Fouet ) monte, Riccardo Domenici (encore Le Corps et le Fouet ) décore, Carlo Rustichelli (arrangeur sur Mamma Roma puis Le Corps et le Fouet , ouais, Six femmes pour l’assassin , L’Évangile selon saint Matthieu , Opération peur , Satyricon ) compose tandis que Bianco Manini ( Texas ) produit ; n’oublions pas l’apport narratif de José Gutiérrez Maesso ( Django à gogo), non crédité. Devant la camé...