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Affichage des articles associés au libellé Anthony Waller

Mademoiselle Julie

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  Un métrage, une image : La Comtesse (2009) En surface, vous voici vite face à un téléfilm féministe, au révisionnisme assumé, au doute adoubé, car l’histoire, avec ou sans la grande « hache » du père Perec, appartient bel et bien aux « vainqueurs », aux menteurs, aux rédacteurs, aux imposteurs, le psychodrame pseudo-pandémique en (é)preuve pathétique, dissipé comme par magie, supplanté par le réel énorme du conflit Ukraine/Russie, à partir du 14 mars, plus de « passe », « suspension », pas suppression, calmons les moutons, conduisons-les aux élections, ce simulacre de démocratie, légitimé au moyen du repoussoir de la très autoritaire autorité de Russie, bis . La scénariste lacunaire, la réalisatrice scolaire, la compositrice pépère, peut cependant s’appuyer sur des hommes estimables, au talent évident, citons donc les noms des tandems amènes Daniel Brühl ( Good Bye, Lenin! ou Moi et Kaminski , 2003 + 2015 = Becker au carré) & ...

Les Nuits moscovites

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  Un métrage, une image : Témoin muet (1994) Cette tragi-comédie située/tournée en Russie repose sur l’astuce sonore du silence. Alors que l’horreur manie une imagerie du cri, la maquilleuse américaine, tout sauf sereine, ne peut que se taire sans pourtant (se) laisser faire, c’est-à-dire en sourdine et en solo filmer l’enfer puis le commercialiser fissa, spassiba. Ici, vite on dévie de la livide pornographie à la Żuławski vers le salissant snuff movie , du slasher très amateur vers le thriller d’imposteurs. La famille cinéphile des sœurs et du beau-frère affronte la clique invisible des admirateurs de mort(e)s mises en scène, immortalisées, remarquez le caméo d’Alec Guiness en menaçant « Moissonneur ». La vie imite l’art, on va finir par le savoir, la mise en abyme se mue en mise au tombeau. De la « petite mort » à la grande, il suffit d’un instant, d’un plan, celui dédoublé des cinéastes décidés à assassiner celle qui au chantage osait se risquer. P...