Des hommes d’honneur
Un métrage, une image : Meurtre à la Maison-Blanche (1997) « Tout le monde ment dans cette histoire » résume, nocturne, désabusé, Wesley. L’ incipit du plan à la grue, à obélisque et drapeau, fait le topo, donne le tempo, alors que le prologue, à « bureaucrate » patraque, very vénère, quasi suicidaire, pas assez, car cran de sûreté, rappelle le pétage de plombs en public, idem à main armée, de Chute libre (Schumacher, 1993), que Kopelson coproduisit aussi. Contemporain des Pleins Pouvoirs (Eastwood, 1997), précédant de peu Snake Eyes (De Palma, 1998), Meurtre à la Maison-Blanche ne possède ni la cruauté sucrée du premier, ni la désillusion rédemption du second. Le bien nommé Little, petit cinéaste d’ opus dispensables, en dépit d’une prédilection pour la conspiration, à la sauce seventies , d’un usage modeste, au creux de couloirs, du souple steadycam , manque de style et d’âme, mais l’ item , quand même, dit quelque chose de pas si morose...