Articles

Affichage des articles associés au libellé Fernando Di Leo

L’Ours en peluche

Image
  Un métrage, une image : La mort remonte à hier soir (1970) Aussitôt décédé, aussitôt adapté : après Di Leo, lui-même auteur d’une trilogie ( La Jeunesse du massacre , 1969, Milan calibre 9 + L’Empire du crime , 1972), en simultané à Boisset ( Cran d’arrêt , 1970), avant Cozzi ( L’assassino è costretto ad uccidere ancora , 1975) & Guerrieri ( Jeunes, désespérés, violents , 1976), le réalisateur de L’Homme sans mémoire (1974), Les Durs ( idem ), Zorro (1975), titres anecdotiques et sympathiques, s’essaie aussi à la transposition au ciné du souvent excellent Giorgio Scerbanenco, que traduit ici le scénariste Biagio Proietti ( Le Chat noir , Fulci, 1981). À moitié raté, à demi réussi, aujourd’hui disponible en ligne, en VA ou VO, La morte risale a ieri sera souffre d’une absence de point de vue, au propre et au figuré, d’être mal musiqué par le pourtant estimable Gianni Ferrio, puisque score désinvolte, à contretemps des événements, plus grave encore, d’...

Assurance sur la mort

Image
  Un métrage, une image : Photo interdite d’une bourgeoise (1970) L’intitulé français passe à la trappe le pluriel originel, classe la classe en classe, alors que « una signora per bene » signifie aussi, surtout, une dame bien, comme il faut. Ces précisions posées, décevons dans le mouvement les amateurs marxistes de photos pornos : le remarquable et remarqué giallo ne sacrifie à aucun moment au racolage, même si l’une des images un peu dénudées s’avère vitale, en effet. Producteur de Hunebelle ( Fantômas , 1964) & Tessari, Ercoli cumule les postes ici : il monte, il produit, il dirige sa chérie, Nieves Navarro ( Colorado , Sollima, 1966), alias Susan Scott, pseudo dû dit-on, admettons, à Fernando Di Leo. Co-écrit par le stakhanoviste Gastaldi ( Le Corps et le Fouet , Bava, 1963, La Dixième Victime , Petri, 1965, Le Grand Alligator , Martino, 1979), en compagnie de Mahnahén Velasco, assistant de Valerii ( Texas , 1969) & Ibáñez Serrador ( La Résidence ...

Les Tueurs

Image
              Un métrage, une image : L’Empire du crime (1972)         Il manque vingt minutes à la VF disponible en ligne, ce que l’on visionne, merci à l’amie italophone, séduit, suffit. La mala ordina , c’est-à-dire La Mafia commande , se divise en moitiés minutées : une première d’exposition(s), une seconde d’exécution(s). La séparation, reprise par les titres alternatifs Passeport pour deux tueurs + Manhunt in Milan , survient à l’occasion d’un double féminicide, tandem de dominos provoquant illico la tombée/trépas de presque tous les autres, à l’exception du commanditaire américain, car à l’écart de cette Italian Connection , intitulé calqué sur un succès, idem camé ( French Connection , Friedkin, 1971), aux allures d’imposture(s), sinon d’oraison(s). En bonne logique symbolique et graphique, la multiple poursuite se termine au creux d’une casse automobile, où doit dormir la belle bagnole ...

Milan calibre 9 : Pour une poignée de dollars

Image
  Des magots, des salauds, la déroute à défaut de Beyrouth… Prologue over the top , durant lequel Adorf y va fond, dégoûté, doublé, puisque simple papier à la place de précieux billets, fait fissa sauter à l’explosif trois complices, auparavant les tabasse, les balafre, leur fracasse la face sur un vase, les féministes, surtout seventies , s’en horrifient. Pourtant, passées disons ces dix premières minutes de cumulatif tumulte, manifeste sans conteste de vivace violence et néanmoins, ou en conséquence, d’anti-réalisme assumé,  Milan  calibre 9 (Di Leo, 1972) pose un regard neuf sur une imagerie sous peu rassie, très liée au ciné, à l’Italie, de la décennie. On se voit surpris, sinon ravi, par la justesse des situations, des émotions, le souci de la psychologie, de la sociologie, certes pas celles de la poussière littéraire et universitaire. Réalisé par un vrai réalisateur, dépourvu de peur, en sus scénariste et dialoguiste, d’ailleurs collaborateur de Leone, Tessari, F...