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La Disparue : Garde à vue

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Memento du logo, tragédie du déni … La Disparue (Lee, 2018) débute par du fantastique, se poursuit par du psychologique, inclut de l’humoristique, se termine en thriller , se trame en mélodrame : il s’agit donc bien d’un film sud-coréen, de surcroît d’un premier métrage, dont la maîtrise formelle ridiculise les essais souvent affreux du ciné français, charité cinéphile ordonnée commence ici, osez regarder ce qui sort aujourd’hui. Hélas, le widescreen sert à cadrer du vide, néanmoins le bleu métallique éclaire du rien. Le lecteur doit désormais savoir la passion de votre serviteur pour les imageries asiatiques en général, les productions issues de Séoul en particulier ; raison supplémentaire pour regretter ce ratage au bel emballage, qui pourra pourtant vous emballer, disons durant une indulgente soirée. Vaudeville dépressif assorti de vengeance en effet glacée, déterrée, La Disparue déploie une femme d’affaires refroidie, un professeur adultère, un flic alcoolisé...

L’Exorcisme de Hannah Grace : Le Bunker de la dernière rafale

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Baballe ou Blondi ?   À la mémoire de Bruno Ganz I’m gonna I’m gonna lose my baby So I always keep a bottle near He said I just think you’re depressed This me yeah baby and the rest Amy Winehouse Le film commence fort, par un infanticide, une séance-séquence d’exorcisme en forme de crève-cœur, où Kirby Johnson, danseuse, gymnaste, se contorsionne en écho à la souple Jennifer Carpenter dans L’Exorcisme d’Emily Rose (Scott Derrickson, 2005), où elle décède, presque, étouffée sous un oreiller citant Esaïe tenu par son papounet, méthode définitive jadis pratiquée par Jean-Hugues Anglade sur Béatrice Dalle ( 37°2 le matin , Jean-Jacques Beineix, 1986) puis Jean-Louis Trintignant sur Emmanuelle Riva ( Amour , Michael Haneke, 2012). Trois hommes âgés debout, une jeune femme allongée, sanglée, le décor de chambre à coucher en clair-obscur pourrait se prêter à un gang bang incestueux, mon Dieu, mais l’on assiste plutôt à une cérémonie secrète, suspecte, s...