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Affichage des articles associés au libellé John Hough

Jetons et Dragons

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  Exils # 147 (04/12/2025) On se doute de la tête des cadres de Disney à la projo privée, surtout la scène du pied princier, par la bête bien bouffé. On entend itou parler de virginité, on entrevoit sous l’eau une nageuse nue : Le Dragon du lac de feu (Robbins, 1981) s’inscrit ainsi dans le sillage de longs métrages disons adultes, au modéré tumulte, à l’instar du Trou noir (Nelson, 1979), des Yeux de la forêt (Hough, 1980), de La Foire des ténèbres (Clayton, 1983). Si le périple initiatique, à grande lance fissa phallique, dont le nom duplique le titre d’origine ( Dragonslayer , Buffy opine), réutilise une ressassée structure mythique ; si la créature en question, détruite en définitive via un « sorcier en apprentissage » (cf. Fantasia , 1940), avec le concours de son mentor déjà mort ( Sir Ralph Richardson cachetonne, ressuscite le Moïse de DeMille) et d’une chouette amulette, procède d’un bestiaire culturel et religieux fameux ; si l’issue ne sem...

Rio Grande

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  Un métrage, une image : Zumiriki (2019) Filmer ? « Vivre deux fois ». Ce film ? « Un garde-fou ». Muni de multiples caméras, « yeux de la forêt » tout sauf ceux de Disney (John Hough, 1980), quoique, notre naufragé point affligé, sorte de sauvage volontaire, partage une parenthèse douce-amère. Île liquide, enfance enf(o)uie, dernière nuit à la bergerie, aphone fin de vie : tout ceci pourtant se situe du côté de l’envie, ne gémit en nostalgie. Prosaïque, poétique, un peu drolatique, guère dogmatique, l’ouvrage renverse le barrage, ranime les images, celles, paternelles, des home movies documentaires, celles, originelles, du tout premier film basque non sonorisé, donc muet, bruité de manière exemplaire par trois corps en parfait accord. La leçon de synchronisation, de résurrection, outre constituer un petit traité méta, à trio de voix, symbolise la sensorialité, la sensualité de l’ensemble. Cette solitude ne verse vers l’hébétude, l...

La Foire des ténèbres : Carnival of Souls

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Manège sacrilège, marasme de marketing … Le Diable se dénomme (aussi) Disney, si vous en doutez (encore), découvrez le documentaire mortifère d’Arnaud des Pallières, intitulé Disneyland, mon vieux pays natal (2001). S’il convient d’éviter de retracer sa genèse agitée, désormais bien documentée, il s’agit ici de souligner, d’affirmer que La Foire de ténèbres (Jack Clayton, 1983) miroite son argument, que Bradbury & Clayton ressemblent aux deux (transparents) enfants, qu’ils rencontrèrent et affrontèrent leur propre Mr. Dark (patraque), en la personne démultipliée des executives du studio de Mickey. VRP du parc, ami de Walt, Ray se fit recadrer sur l’écran, tandis que Clayton, lui-même infidèle, because recours à un co-scénariste à la rescousse, en catimini, méfions-nous de nos amis, remercions nos ennemis, se faisait filouter du fameux final cut , tradition locale de pragmatisme plutôt que de sadisme, stratégie de révision sans autorisation, en partie expliquée par le...