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Ensemble, c’est tout : Solitudes, assassinats, cinémas

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             7 x 11 = trois ou quatre raisons de ne pas renoncer ni succomber au grégarisme.   Même en salles, en période de festival, hors de la sphère des affaires, contrairement à une légende rassurante, le cinéma ne crée pas de « lien social » : il associe seulement des solitudes et réunit d’éphémères étrangers. En ligne, à l’instar des « réseaux sociaux » propices à l’autarcie, à la passivité réactive, porteurs d’une propension à la déliaison, il se situe sous le triple signe de l’immédiat, de la consommation, du commentaire. Il convient par conséquent d’élargir le champ d’application du e-cinema , de ne plus le réduire à la VOD, elle-même avatar du DTV. Nous désignerons donc de ce nom tout contenu filmique numérique mondialisé, qu’il s'agisse de streaming ou de téléchargement, lui-même produit différé, délocalisé, du serveur vers le PC, la clé USB. Ni gratuit, puisqu’il nécessite un abonnement à un fournisseur d...

Une hirondelle ne fait pas le printemps

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Sociologie du cinéma ? Subjectivisme financier de saison. Le Printemps du cinéma vient donc d’atteindre cette année sa majorité ; lancée en 2000, dans le sillage de la Fête du cinéma (elle-même organisée près de cent ans après la naissance du « septième art » version Lumière), par la puissante FNCF (synergie de syndicats émergée à la Libération, une vingtaine environ, « catégoriels » ou non, à Paris et en région, en charge de quasiment la totalité du parc français des salles), l’opération, étalée sur trois jours, du dimanche au mardi, vise à développer la fréquentation par un abaissement du prix du billet, disons de moitié (au lieu de huit, quatre euros). En dix-huit éditions, le visa (« choses vues » et entendues, indeed ) du « voyage immobile » (tous les cinéphiles personnifient le capitaine Nemo, même sans sous-marin) connut une inflation modérée, puisqu’il débuta au coût de trois euros et une poignée de ( dollars ) centime...

Electric Dreams : Du cinéma vers la vidéo

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Un soupçon de sexe, aucun mensonge et beaucoup de vidéo… Vidi  – je vis l’avènement des vidéo-clubs, la valeureuse VHS et une avide envie de voir Ouvrir le boîtier (la brique) en plastique léger. Une cassette (sans diamants) noire et transparente repose à l’intérieur, telle une femme morte offerte à la nécrophilie d’un cercueil réduit. Ses fenêtres semblent sourire et une bande magnétique d’ébène attend sagement que les tambours silencieux la fassent passer d’un côté à l’autre, en sens inverse et pour l’éternité du rembobinage . Un volet s’ouvre au moment de l’insertion dans le magnétoscope,  «  bouche d’ombre  »  garnie de métal vaginal. Enfoncer avec délicatesse et doigté la touche « Lecture ». Sur l’écran du téléviseur, une image apparaît, poussière de cinéphilie balayée en hélice et verticalité , à 240 points par ligne et avec une largeur de bande privilégiant la luminance à la chrominance  : on voit bien de vilaines...