Voici le temps des assassins
Un métrage, une image : Salò ou les 120 Journées de Sodome (1976) Sade, malgré tout, mais encore Artaud (très à la mode au milieu des années 70) & Pagnol (théâtralité d’un homme de mots et d’images). Un grand film sur la violence et son spectacle, où les rôles s’échangent, avec la mort pour seule évasion, et une valse faustienne (« Marguerite ! ») en coda. Enfants de Salò (et de salaud, comme se plaisait à le dire Pasolini lui-même, en français) ? Cannibal Holocaust , Zombie , le diptyque Hostel , Crash , Irréversible et Martyrs (pour son dernier plan réussi), ou encore, plus souterrainement, India Song (parole en huis clos) et La Maison aux fenêtres qui rient (1976, aussi) d’Avati, co-scénariste non crédité : peu après la guerre, dans un village aux environs de Ferrare (cité par la narratrice coprophage), le restaurateur d’une fresque du martyre de saint Sébastien habite la villa d’un « peintre de l’agonie » (PPP ?) et déterre, littéralement, les crimes collect...