Dream No Evil : Amazing Grace
Perfection finement fêlée, pépite dépourvue de plébiscite… Le dernier mot de l’ultime carton de Shiraz (Franz Osten, 1928) transformait le mausolée en « rêve » réalisé ; Dream No Evil (John Hayes, 1970) s’ouvre sur un cauchemar et s’apparente ensuite à un songe dépressif, au creux duquel retrouver deux couples dédoublés, opposés, même si, cette fois-ci, l’héroïne ressemble à un « ange » exterminateur, au sol et en hauteur, à une demoiselle sudiste, préraphaélique, gothique, névrotique, non plus à une inspiratrice suprême, indienne, décédée. Gamine, Grace n’arrive pas à dormir, l’orpheline effraie ses camarades, les fait se marrer, fait courir sa directrice réaliste, ton papa ne reviendra pas, ne t’emmènera pas loin de tout ça. Devenue adulte, elle porte à contrecœur un costume mettant sa sculpturale silhouette et son irrésistible rousseur en valeur. Accompagnée par un piètre pèlerin prêcheur supposé faith healer , les sous-titres traduisent d’un éso...