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Affichage des articles associés au libellé Agatha Christie

Le Chagrin pas la pitié

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  Exils # 34 (29/05/2024) Qui aujourd’hui oserait écrire ceci et l’écrire ainsi ? Quel éditeur débutant sauf jadis l’aguerri François Guérif posséderait le cran de le publier sans le corriger ? Quel confrère enfin sincère se risquerait à en faire un laudatif commentaire ? Peu importe sa place parmi le marché de masse ou dit de niche suivant la perspective le candide (l’inconscient) essuierait aussitôt les crachats de la clique féministe et du lobby gay friendly . Songez(-y) : J’étais Dora Suarez débute par un double « féminicide » comme certaines néologisent perpétré par un « tueur » anonyme – ça sent le sang le sperme et l’urine. Ça empeste aussi la détresse et la vieillesse la furieuse folie et la sordide ironie (l’une des victimes voulait se suicider éviter de voir ses souhaits exaucés ricane Oscar Wilde). L’assassin très malsain et dégueulasse hélas (un « étron » + un souillé pantalon ici puis durant les dernières pages u...

La Petite Bande

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  Un métrage, une image : The House of Seven Corpses (1973) Celle de Hawthorne & May ( The House of the Seven Gables , 1940) possédait donc sept pignons ; celle du sieur Harrison dispose de sept macchabées in fine portés au carré, car la vie imite l’art dare-dare, non le contraire, ma chère. Téléaste pour les enfants petits et grands, notre Paul, point apôtre, signe ainsi un film orphelin, seul essai au ciné, pourtant coproduit par la Television Corporation of America, pardi. Au croisement du contemporain La Nuit américaine (Truffaut, 1973) et de l’increvable Agatha Christie, ce huis clos rococo, construit en boucle bouclée, désormais disponible en ligne, via une version (française) assez superbe, qui met en valeur le beau boulot du dirlo photo Don Jones, mérite son exhumation, métaphore à saisir ici au sens littéral, létal. Un réalisateur spécialisé dans les opus dits horrifiques, obsédé par le fric, le sien, time is money , prière de se presser, investit une ...

Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera

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  Car le « roman de gare » relève de la « littérature d’évasion » et d’émotion… Docteur Dard et Mister San-Antonio ? Oui et non, puisque Poison d’Avril ou la Vie sexuelle de Lili Pute propose aussi, vingt-sept ans après Le Tueur triste , un dilemme moral, met au programme un homme et des femmes. Cette fois-ci, on suit Antoine & Marie-Marie en Espagne puis en Malaisie, escale à Hong Kong incluse, départ de Pékin compris. En 1996, Alain Peyrefitte affirmera que La Chine s’est éveillée , mais dès 1985, elle séduit, elle dézingue, façon Félix Faure, donc grande + petite mort. Carrément contemporain du bouquin jamais malsain, L’Année du dragon (Cimino, 1985) dut essuyer, on le sait, on s’en souvient, les critiques de quelques autoproclamés représentants de la « communauté asiatique », alors que le petit polar de Dard ne froissa personne, passa comme une lettre à la poste. Poseur, imposteur, l’auteur à succès, dissimulé derrière le nom de son c...