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Les Bonnes Manières : Les Nuits de la pleine lune

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Marco Dutra et Juliana Rojas. Pour commencer, comment entrer ; pour finir, comment (s’en) sortir : le mélodrame maternel brésilien et lesbien repose donc sur la clôture, l’imposture, les corps, leurs accords puis désaccords. Prison dorée de l’appartement à payer, modeste meublé de banlieue paupérisée, chambre forte calendaire aux grosses chaînes en fer, centre commercial glacial baptisé Bois de cristal – autant d’espaces autarciques qui dupliquent une fermeture d’un autre type, anatomique, amniotique, lycanthropique. En dépit de l’épouvante de la parturiente, malgré l’amour de la mère guère intérimaire, voire élveuse volontaire, la chair du cher (se) déchire la chère, envahit le nid rebondi, s’en extrait sans pitié, innocente s’endort, dévore en carnivore. Il ne suffit d’aspirer sa soupe en silence, marcher un livre sur la tête posé, avoir recours au végétarisme, à l’amnésie jolie, afin de s’affranchir ...

Trapped Ashes : Le Club des monstres

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Comment (s’)en sortir ? Il ne fallait point y pénétrer… Impersonnel mais soigné, voici un film en forme de téléfilm, qui servira ou pas de piètre épitaphe à quatre vétérans : Sean S. Cunningham, Joe Dante, Monte Hellman, Ken Russell, ici rejoints par un (quadragénaire) spécialiste des SFX dénommé John Gaeta. La co-production américano-japonaise, tournée à Los Angeles, Vancouver, Yokohama et Shizuoka, repose sur un scénario bien trop reposant de Dennis Bartok, ancien dirigeant de cinémathèque (américaine) reconverti dans le supplément de DVD, accessoirement rejeton de LeAnn Bartok (remerciement filial final inclus), figure obscure de l’ underground sur pellicule. Cinq réalisateurs, cinq récits (au sens littéral) : on (re)connaît la formule sandwich du « film à sketches  », enfilage/enrobage de courts métrages pour spectateurs pressés. L’argument se passe de commentaires. Dans un décor de maison hantée à la Escher, où l’on tourna naguère l’invisible Hy...

Grace : La Chambre du fils

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La frêle Madeline s’apprête à donner la vie, après deux fausses couches. Mais un accident de voiture lui ravit son mari et son futur enfant. Un terrible miracle survient alors : revenue d’entre les limbes, la petite fille verra le jour et se prénommera Grace. Avec quoi nourrir cet adorable petit monstre ? Avec du sang, bien sûr, celui de Vivian, l’affreuse belle-mère, et le sien propre, quitte à dépérir ou à servir de pâture quand la gamine fera ses dents… Cet hommage sanguin et ouaté à toutes les mères sonde l’intime féminin en délivrant un roman familial placé sous le signe de la maternité, entre profanation et sacrifice.    Le conte de fées pour adulte repose sur un postulat ironique : une jeune femme versée dans le salmigondis new age de l’enfantement va donner le jour à un nouveau-né on ne peut plus carnassier, dont le doux prénom redouble l’ironie, l’intitule et en révèle l’arrière-plan religieux. Voici un film circulaire, feutré, profondément c...