Chez les fous : Shock Corridor
Fou de guerres à l’étranger ? Gare aux folies des Français… À Antonin Artaud, Marseillais marteau ou momo Je lui dis : Si vous n’êtes pas fou, pourquoi restez-vous dans une ville où tout le monde l’est ? Il me dit : Parce que j’y gagne un argent fou ! C ’ est moi le banquier ! Raymond Devos Hunter Thompson n’inventa pas le journalisme gonzo , vade retro , sous-genre sous-développé du porno, et Albert Londres n’attendit pas le personnage imprudent du film fiévreux de Samuel Fuller, sorti en 1963, de la novélisation simultanée sous son nom, pour s’investir in situ . Pour « porter la plume dans la plaie », précepte personnel indispensable, transposable, le reporter s’exporte puis rapporte, importe son « point de vue documenté », à la Vigo, animé par une similaire colère, tamisé par un humour en rime. Paru en 1925, Chez les fous ne se déroule pas à Nice, en Guyane, en Italie, en Russie, en Asie, en Afrique encore coloniale, en Palestine...