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Affichage des articles associés au libellé William Tannen

Planète Harlem

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Exils # 91 (12/03/2025) Contemporain du cossu Starman (Carpenter, 1984), moins sentimental et plus social, Brother (Sayles, 1984) mérite un accessit , bien qu’un brin manichéen. É crit, dirigé, monté – et interprété – par le scénariste de Piranhas (Dante, 1978), L’Incroyable Alligator (Teague, 1980), Hurlements (Dante, 1981) ou Le Clan de la caverne des ours (Chapman, 1986) et le réalisateur de Limbo (1999), il s’agit d’un conte moral (et anti-drogue en mode Reagan). Un extra -terrestre mutique à l’épiderme aussi sombre que la nuit se retrouve vite à Harlem, s’insère parmi ses « frères » (mendiant musulman le bénissant), réparateur de matériel électro et guérisseur de genou de minot doté d’un cœur d’artichaut, épris presto d’une chanteuse – Dee Dee Bridgewater sans Ray Charles – elle-même (dé)chue, du hit - parade , pas des étoiles. Le candide céleste découvre d’abord l’Amérique du Nord via les vestiges d’Ellis Island. Une main sur un mur, en écho à Brando sur ceux...

The Hitman : I Spit on Your Grave

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Lucien Lacombe ? Disons « Andre », délesté d’accent, doté d’un coup de sang… Pour mon père Dans ce (télé)film méconnu commis en pilotage automatique par son frère Aaron, remarquez in extremis trois autres homonymes, caméos à gogo, laissons-les aux généalogistes de générique, Chuck Norris, un chouïa relooké à la Jean-Claude Van Damme de Chasse à l’homme (John Woo, 1993), décède et ressuscite, assène des répliques sarcastiques, dont l’ultime, guère magnanime, « Il ne méritait pas de vivre », amen , côtoie sous couverture un beau trio d’ordures, accessoirement pratique hors-champ un cunnilingus étonnant, sur la personne d’Alberta Watson ( White of the Eye , Donald Cammell, 1987), désirable en dépit d’être depuis défunte, traîtresse maîtresse de son boss bientôt dessoudée en auto/caveau et, last but not least , retrace, transi, le passé d’un cétacé admiré. Tout cela, n’en doutons pas, déplaira aux féministes, surtout aux antiracistes, outrés par le...

Héros : Moon

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  « Cannonerie » ? Reconnaissance… Pour mon père Des coups de poing dans l’âme Le froid de la lame qui court Chaque jour me pousse Un peu plus vers la fin Daniel Balavoine Doté d’un intitulé original programmatique, Héros (Tannen, 1988) fait s’affronter un flic « héroïque », médiatique, et un psychotique increvable. Il s’agit donc d’une réflexion en action(s) sur l’héroïsme et le traumatisme, la normalité et l’insanité, le deuil et la lignée. Il s’agit, aussi, d’une œuvre doublement méta, où le tueur se terre au sein d’un ciné rénové, se déplace derrière les cloisons, une pensée pour le Kinski de Crawlspace (Schmoeller, 1986), où Norris se met en danger, au propre, au figuré, décide, entre Portés disparus 3 (Norris, 1988) et Delta Force 2 (Norris, 1990), d’explorer de nouvelles voies, d’exposer la vulnérabilité de sa persona . Hero and the Terror hélas n’attira pas les foules, déçut sans doute les fans friands de coups de t...