The Master
Un métrage, une image : Manos: The Hands of Fate (1966) Item méconnu et néanmoins documenté, dont la « culte » notoriété repose sur une reconnaissance amusée, Manos et ses mains du destin méritent mieux que des ricanements mesquins. Comme avec les ouvrages d’Ed Wood idem désargentés, par mes soins célébrés, il convient d’y croire, de savoir voir. Infusé d’un sens du funeste inaccessible à une pelletée d’ opus plus friqués, étoffés, il s’agit d’un voyage vers le vide, de vacances définitives, de la faillite d’une famille qui, à sa façon, par sa production, sa déréliction, retravaille 2000 Maniaques (Lewis, 1964) et annonce La Nuits des morts-vivants (Romero, 1968). Il s’agit, aussi, d’une fable affable, à base de féminisme opposé au paganisme, de discrète pédophilie, d’infanticide en suspens, en dispute, en catfight , fichtre. Le Maître manuel, immortel, accessoirement moustachu, malvenu, doit donc mater la mutinerie de son guère amène harem. Il sacrifiera...