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Affichage des articles associés au libellé James Baldwin

Le Monde, la Chair et le Diable : La Couleur des sentiments

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La peau et l’apôtre, le spectacle et le pensum , le lendemain et le rien. Donne-moi ta main gamin et toi prends la sienne Et nous ferons une ronde une chaîne Claudio Capéo Comme La Nuit des morts-vivants (Romero, 1968), Le Monde, la Chair et le Diable (MacDougall, 1959) débute en Pennsylvanie, rappelle le roman de Matheson Je suis une légende , paru en 1954, inspiration post -apocalyptique reconnue, retravaillée, des zombies de ciné indé, concerne les rapports estampillés raciaux, Blancs et Noirs en noir et blanc. Correspondances et point ressemblances, car le scénariste estimable de Aventures en Birmanie (Walsh, 1945), Le Grand Alibi (Hitchcock, 1950), Cléopâtre (Mankiewicz, 1963) ou Le Dernier Train du Katanga (Cardiff, 1968) s’avère un réalisateur sans saveur, car son métrage d’un autre âge s’enlise vite dans la vase du « film à message ». Antiatomique, antiraciste, Le Monde, la Chair et le Diable commet surtout de l’anticinématographique, sorte...

O.J.: Made in America : Justice pour tous

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre d’Ezra Edelman. We’ve been buked and we’ve been scourned We’ve been treated bad, talked about As just as sure as you’re born But just as sure as it takes Two eyes to make a pair, huh Brother, we can’t quit until we get our share James Brown, Say It Loud – I’m Black and I’m Proud (1968) Super highways, coast to coast, easy to get anywhere On the transcontinental overload, just slide behind the wheel How does it feel When there’s no destination that’s too far And somewhere on the way, you might find out who you are James Brown, Living in America (1985) Durant 470 minutes environ, l’on ne peut s’empêcher de penser à Rollerball , à Devine qui vient dîner ? , à La Mort aux trousses , au Bûcher des vanités en version De Palma, au James Ellroy de Crimes en série , à L’Adversaire d’Emmanuel Carrère, à James Baldwin, Noir, homo, tout sauf « négro », plutôt écrivain concerné, i...

Le jour où j’étais perdu : Je ne suis pas votre nègre

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Malcolm Little, Red, X, El-Hadji Malik El-Shahazz, Omowale + Jim Baldwin. Opinion d’épicier, pardon, de producteur : un scénario ne possède pas de valeur littéraire, il doit se plier au pur pragmatisme. On s’en sert pour rassurer, pour recruter, pour financer un film, en carte du territoire jetée aux orties auteuristes en France dans les années 60. Il symbolisait alors le « cinéma de papa », un joug du joujou des jeunots, une sorte de Surmoi immobile auquel le Ça du tournage devait se soumettre ou qu’il devait vaincre. Les mots contre les images, le pensé contre le spontané, l’écrit contre la vie, vieux duel et vieille antienne vite classés sans suite par le CNC et la TV. De même, à quoi bon renvoyer ceux qui voient dans l’écriture de cinéma, narrative ou analytique, un divertissement, un délassement, une exégèse ou un sermon, vers Rocco et ses frères de Luchino Visconti, Lolita de Vladimir Nabokov, Peeping Tom de Leo Marks, Hardcore de Leonard et Paul Schra...