Le Monde, la Chair et le Diable : La Couleur des sentiments
La peau et l’apôtre, le spectacle et le pensum , le lendemain et le rien. Donne-moi ta main gamin et toi prends la sienne Et nous ferons une ronde une chaîne Claudio Capéo Comme La Nuit des morts-vivants (Romero, 1968), Le Monde, la Chair et le Diable (MacDougall, 1959) débute en Pennsylvanie, rappelle le roman de Matheson Je suis une légende , paru en 1954, inspiration post -apocalyptique reconnue, retravaillée, des zombies de ciné indé, concerne les rapports estampillés raciaux, Blancs et Noirs en noir et blanc. Correspondances et point ressemblances, car le scénariste estimable de Aventures en Birmanie (Walsh, 1945), Le Grand Alibi (Hitchcock, 1950), Cléopâtre (Mankiewicz, 1963) ou Le Dernier Train du Katanga (Cardiff, 1968) s’avère un réalisateur sans saveur, car son métrage d’un autre âge s’enlise vite dans la vase du « film à message ». Antiatomique, antiraciste, Le Monde, la Chair et le Diable commet surtout de l’anticinématographique, sorte...