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Affichage des articles associés au libellé Joseph Vilsmaier

Extase : Climax

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Papa aux cent pas qui ne comprend pas, collier de perles qui se perd, cigarette after sex … Affublé d’afféteries arty (par exemple chaise + chandelier en amorce), lesté d’un symbolisme sexuel à la truelle (mention spéciale à la saillie en POV d’équidé, olé), Extase (Gustav Machatý, 1933), quel dommage, se caractérise en sus par son moralisme maousse. Réactionnaire plutôt que révolutionnaire, le récit d’insatisfaction, de révélation, de suppression, de séparation, s’achève sur un rêve (éveillé, ensoleillé), où l’ingénieur beau joueur envisage la furtive (et fautive) Eva en (joviale) mamma, nous y (re)voilà. La coda contredit ainsi la première empathie, recadre (terme idoine) le (mélo)drame, remet en ordre les rôles (sexués, sociaux). Les mecs construisent, les femmes enfantent, amen , et le réalisateur tchéco imite Murnau (en travelling ), singe Eisenstein (au montage). Commencé comme une comédie (du mariage, malgré la différence d’âge) dépressive, because nuit de noces mor...

Fritz Lang : Le Monocle rit jaune

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Gordian Maugg. « Par derrière, c’est plus cher » se récrie la prostituée aryenne au « cul » aussi « international » que celui d’Arletty, sodomisée à sec par le cinéaste dans le hall d’un hôtel de passe ; auparavant, une jeune femme se faisait baiser debout dans un bois, son cou bientôt transpercé à coup de ciseaux ; plus tard, on apercevra au commissariat des photographies de scènes de crimes, crâne adulte défoncé au marteau, cadavre infantile à la robe relevée : Fritz Lang ne se dispense ni du sang, ni du sperme (ébats adultères inclus), il se garde cependant de l’outrance et de l’indécence. Non dépourvu d’élégance (noir et blanc soigné de Lutz Reitemeier, qui éclaira Wadjda ) et d’humour (jouer au gradé nazi à la brasserie en plein air), le téléfilm de luxe de Gordian Maugg contrevient aux deux tabous (de la Thea von Harbou, ventriloquée en VF par Micky Sebastian)...

Comedian Harmonists : Les Choristes

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Joseph Vilsmaier. Combien peu de chose il faut pour le bonheur ! Le son d’une cornemuse. – Sans musique la vie serait une erreur. L’Allemand se figure Dieu lui-même en train de chanter des chants. Nietzsche, Le Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (1888), Maximes et pointes, 33. Un film choral Et doublement, sur et au-delà de l’écran. Auteur d’un réputé Stalingrad précédant de presque dix ans celui de notre Annaud international, ViIsmaier, né en 1939, belliqueuse année pour la paix mondiale, signe six décennies plus tard un biopic historique entouré d’une cohorte de talent(s). Le réalisateur-producteur-directeur de la photographie, sorte de Peter Hyams teuton, dirige une distribution remarquable dans ses individualités et son ensemble, en miroir du groupe de l’histoire. Ben Becker ( Samson et Dalila de Roeg à la TV) et sa sœur (amoureux dans le film !) Meret ( Munic...