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Brazil

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  Une chanson et deux déclinaisons… Ce qui rend irrésistible Aquarela do Brasil  ? Sa « mélancolie » pas si en sourdine, peu propice à la déprime, son « exaltation » d’unisson, d’assumée transformation. En 1939, année damnée, voici du neuf, ensuite illustré/adoubé par Disney ( Saludos Amigos , 1942), disons à la moitié d’une guerre mondialisée. D’une Amérique à l’autre, latine et nordiste, la belle aquarelle, nationale et non nationaliste, connaît le succès, devient vite un classique instantané, voire controversé, sans cesse relooké, mention spéciale à la version radicale, plutôt martiale que tropicale, quoique, de l’éphémère et royale Elis Regina. Ary s’inspire de la pluie, célèbre un pays, « troubadour d’amour » en train d’immortaliser une terre religieuse, « malicieuse » et « délicieuse », de signer une samba superbe, modèle, peut-être immortelle, dont l’impressionnisme épique se métamorphose en romantisme nostalgique, mer...

Susan Slept Here : Debbie Does Dallas

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Délicieuse-dédoublée Debbie… In memoriam of Carrie Fisher Un oiseau de (Vanessa) paradis relooké par (Jean-Paul Goude) Héctor Babenco ? Davantage un « dream ballet » en forme de moralité. Pas encore incarcérée par décence de policier, par magnanimité de Noël, Susan Landis déboule au domicile de Mark Christopher, scénariste US   oscarisé, pourtant incapable de rédiger un récit au sujet – d’actualité, au ciné, cf. La Fureur de vivre , Nicholas Ray, 1955 ou Graine de violence , Richard Brooks, idem – de délinquance juvénile et, rapetissée, se met à rêver… d’une cage, à défaut d’une cellule, annonçant, bien sûr sans le savoir, les déboires molto cosmiques, poétiques, philosophiques, de L’Homme qui rétrécit (Jack Arnold, 1957). La mineure vient d’assommer un marin, alors elle « déplace », terme freudien, elle déguise son logeur de malheur puis de bonheur, mécanisme (d’attraction/répulsion) commun de la comédie sentimentale américaine, d’abord agi...