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Affichage des articles associés au libellé Basil Poledouris

Un violon sur le toit : Redécouvrir Rózsa

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  L’amour sous l’armure, Feyder dut s’y faire… À la mémoire de Christopher Palmer Compositeur majeur, cosmopolite artiste, fifils de maman pianiste, violoniste juvénile, mais moins virtuose que Jascha Heifetz, formé en Allemagne, compère de Honegger, compatriote des Korda, ami d’un Herrmann peu magnanime, autre amateur notoire de thérémine, enseignant à USC, l’admiratif Jerry Goldsmith y assiste aussi, Miklós Rózsa voyagea, ne chôma, y compris victime d’un AVC survenu en Italie, reclus à la Dietrich fissa reparti en Californie. Il mena même, dit-il, une « double vie », clin d’œil du titre de son autobiographie au titre d’origine de Othello (Cukor, 1947), Oscar inclus, deuxième reçu, parmi ceux de Spellbound ( La Maison du docteur Edwardes , Hitchcock, 1945), Selznick s’en fiche, s’en félicite, du bienvenu Ben-Hur (Wyler, 1959), à moitié partagé entre musique classée classique et cinématographique, séparation poreuse, distinction oiseuse, cf. un concerto hitchcockie...

The Doom Generation : Poledouris en public

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  Fumer nuit à la santé, en effet, mais moins à la musique, chic… Peu importe le filmage médiocre des captations à l’unisson, peu importe qu’aucune autre composition du modeste et prolifique Basil Poledouris au beau et haut niveau de celle-ci ne se hisse : Conan the Barbarian , conçue à l’occasion de l’estimable et mésestimé métrage homonyme de l’ami John Milius ( Conan le Barbare , 1982), demeure une œuvre majeure, un sommet d’épopée, un zénith de lyrisme, dont la constante inspiration, la maestria thématique, l’absolue sincérité lui assurent une reconnaissante éternité, au moins parmi les cinéphiles atteints d’inoffensive mélomanie. Les hommes meurent, les femmes idem , ah, valeureuse Valeria, sur son bûcher enflammé davantage à la Jim   Morrison ( Light My Fire ) qu’à la Jeanne d’Arc, cependant leur survivent leurs rêves réalisés, leurs mirages matérialisés. Le chef-d’œuvre audacieux et généreux de Poledouris, lui-même admirateur des mouvements et des tourments du...

Fire and Ice : La Reine des neiges

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Tourment d’éléments, embrasement de sentiments ? Fantaisie héroïque pas cynique. You’re frozen When your heart’s not open Madonna Some say the world will end in fire, Some say in ice. Robert Frost Ce feu et cette glace très tempérés, assez oubliés, ressemblent à un ersatz. Les scénaristes de BD Gerry Conway & Roy Thomas commirent ensuite le script de Conan le Destructeur , lui-même relecture radoucie, puérile, du magistral opus de John Milius. Et la généalogie des Fleischer relie Fire and Ice au Destroyer , puisque les ancêtres directs du réalisateur Richard mirent au point le procédé de la rotoscopie, joujou favori de Ralph Bakshi, cf. son Cool Word avec Kim Basinger transformée en aérodynamique Holli Would. Filmé en noir et blanc puis disons décalqué, dessiné, animé, le corps des performers devient un pur matériau filmique infidèle, Cynthia Leake moins opulente et callipyge que l’héroïne, Randy Norton moins blond et baraqué que le héros, elle et...