Articles

Affichage des articles associés au libellé Enzo Barboni

Le Fils de Spartacus : Centurion

Image
  Divertissement régressif ? Parabole pas frivole… Péplum politique, pardon du pléonasme, opus (dé)placé en Égypte, surprise symbolique, Le Fils de Spartacus (Sergio Corbucci, 1962) ne capitalise sur le succès de Kubrick Stanley ( Spartacus , 1960), possède sa sienne personnalité, dialogue avec d’autres. Comme Moïse & Ben-Hur, Randus doit se rendre à l’évidence de ses véritables origines dérangeantes, il doit aussi assumer un messianisme ensablé à la Dune (David Lynch, 1984) et l’épée paternelle, posée sur un mausolée en plein soleil, sur laquelle se termine le film, annonce celle de Conan le Barbare (John Milius, 1982), encore un conte pas con d’émancipation, de dessillement d’antan, d’éveil cruel des consciences enfin au courant, de l’absurde asservissement romain, du bien nommé Thulsa Doom du sinistre venin. Réel réalisateur, l’auteur de Romulus et Rémus (1961), Django (1966), Le Grand Silence (1968) compose chaque plan, manie la double focale à la De Palma,...

Miami Vice

Image
Un métrage, une image : Deux super-flics (1977)  Pour mon père On sourit assez souvent, estival, indulgent, à ce divertissement, en effet « bon enfant », comme si soudain, de façon impossible, Sur les quais (Elia Kazan, 1954) croisait Scarface (Brian De Palma, 1983). Un chômeur mutique rencontre un « clandestin » charismatique. Les affamés de Floride contredisent fissa que « l’habit ne fait pas le moine », démontrent que l’uniforme fait le (vrai-faux) flic. Bye-bye au braquage du fourgon blindé, a priori rempli du fric du supermarché, vive les délices de la sudiste, sinon raciste, police. On s’en souvient, le Charlie Chaplin du  Kid (1921) affrontait un officier, signature de la nature anarchiste de l’imagerie humoristique. Ici aussi, on devine vite la rive du mélodrame, car notre tandem récalcitrant, faisant tout pour se faire virer, vient in fine en aide à une famille « d’étrangers », terme à relativiser, surtout ...

Mon nom est Personne : Mondwest

Image
Traquenard pour « Beauregard » ? Moralité de voir, croire… Évacuons la question concon de l’attribution, de la (dé)possession : les styles (s’)identifient, ils se pastichent, se parodient aussi. Voici justement le sujet, l’énoncé, d’un item à double titre synthétique, au sens de somme, résumé, d’imitation, de simulacre. Presque pirandellien, Mon nom est Personne (Tonino Valerii, 1973) repose sur la permanence des apparences, sur une série d’illusions, donc de désillusions. Ici, une mine minable sert au blanchiment d’argent, pardon, d’or dérobé ; ici, la fraternité s’affiche en facticité, esquive la rance vengeance ; ici, le duel final ne s’affirme fatal, davantage arrangé, médiatisé, truqué, à l’instar de la fusillade finale du simultané L’Arnaque (George Roy Hill). Film de reflets, de plans surcadrés, de miroirs narcissiques, fatidiques, déformants, amusants, film où un photographe, aimable « mise en abyme », immortalise une mort...