Marry Me
Un métrage, une image : Les Fiancées en folie (1925) Keaton ne kiffait on le sait ce succès, projet de producteur d’après une pièce proposé, sinon imposé, au principal intéressé, déjà très endetté. Si soucieuse, au ciné, en société, de « minorités », surtout de médiocrité, notre modernité vomirait désormais son antisémitisme, son racisme, pas si en sourdine, sa misogynie moralisatrice, horde de harpies pécuniaires et lapidaires, en larmes et drôles, appâtées par le pactole, ersatz en masse des esseulés Rapaces (von Stroheim, 1924). Quant aux pierres qui roulent, à rendre fissa le fuyard maboule, rochers en carton-pâte ou papier mâché, à l’animisme de déprime, supposé clou du spectacle de l’agile acrobate, elles souffrent en fait de leur facticité, ne donnent à voir ni par procuration éprouver une once de danger. Tout ceci ne saurait appauvrir le plaisir permanent que procure sans usure l’ opus plein d’allant, le métrage d’un autre âge, illustration remplie d’action(s) d...