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Affichage des articles associés au libellé Gary Nelson

Jetons et Dragons

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  Exils # 147 (04/12/2025) On se doute de la tête des cadres de Disney à la projo privée, surtout la scène du pied princier, par la bête bien bouffé. On entend itou parler de virginité, on entrevoit sous l’eau une nageuse nue : Le Dragon du lac de feu (Robbins, 1981) s’inscrit ainsi dans le sillage de longs métrages disons adultes, au modéré tumulte, à l’instar du Trou noir (Nelson, 1979), des Yeux de la forêt (Hough, 1980), de La Foire des ténèbres (Clayton, 1983). Si le périple initiatique, à grande lance fissa phallique, dont le nom duplique le titre d’origine ( Dragonslayer , Buffy opine), réutilise une ressassée structure mythique ; si la créature en question, détruite en définitive via un « sorcier en apprentissage » (cf. Fantasia , 1940), avec le concours de son mentor déjà mort ( Sir Ralph Richardson cachetonne, ressuscite le Moïse de DeMille) et d’une chouette amulette, procède d’un bestiaire culturel et religieux fameux ; si l’issue ne sem...

Le Pont de Cassandra

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  Un métrage, une image : Elvira et le Château hanté (2001) Divertissement indépendant, surtout financé par la principale intéressée, situé en Transylvanie, tourné en Roumanie, Elivra’s Haunted Hills se voit in fine dédié à Vincent Price et adresse bien sûr un clin d’œil d’intitulé à La Nuit de tous les mystères (William Castle, 1959), à savoir, en VO, House on Haunted Hill , facile. De quoi s’agit-il ? D’un hommage à Roger Corman, par conséquent à Edgar Allan Poe, pastiché, pas parodié. On (re)découvre donc une emmurée vivante, un chat noir, un cas de catalepsie et un pendule impitoyable. Souvent assez amusant, toujours soigné, en dépit d’un budget deviné serré, ce (télé)film certes inoffensif mais jamais cynique, nostalgique, paresseux, poussiéreux, ne s’apprécie pas seulement en « véhicule » à usage personnel de sa célèbre persona , puisque Cassandra Peterson possède assez de lucidité, de sincérité, pour bien s’entourer, pour soigner, en co-scénariste ...

Le Trou noir : Gravity

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Bricoler la capsule ? Figurer l’infigurable… Une BO de John Barry  ? Un casting incluant Yvette Mimieux, Ernest Borgnine, Robert Forster, Anthony Perkins, Maximilian Schell ? De la SF d’astrophysique, fantaisiste, certes ? Tout ceci donne envie de (re)voir Le Trou noir (Gary Nelson, 1979), de faire fonctionner la frange d’enfance enf(o)uie. Par conséquent nous voici, illico , à bord du Palomino, confronté, dès le générique infographique, en vert cadavérique, à un film funèbre, l’un des rares essais de Disney désireux de s’adresser aux adultes, en sus des Yeux de la forêt (John Hough, 1980), de La Foire des ténèbres (Jack Clayton, 1983), diptyque fantastique, cette fois-ci. The Black Hole ou la rencontre de Vingt mille lieues sous les mers (Richard Fleischer, 1954), idem produit par le studio de Walt, avec Silent Running (Douglas Trumbull, 1972), serre partagée. Dans le sillage de James Mason, Schell interprète un ermite ne sachant se lasser des «...