Articles

Affichage des articles associés au libellé Peter Bogdanovich

La Maison ensorcelée : Les Héritiers

Image
  Burn the witch – chiche ? Après un prologue over the top , quasi risible et presque sublime, de cérémonie pas si secrète, certes obsolète, au sadisme sataniste, à la signature impure, une party very juvénile, so sixties , surprend et détend l’antiquaire en quête de son frère épistolaire, évaporé sans trace laisser, sinon manuscrite, magnifique. Par conséquent, le passé répond au présent, la sorcellerie se poursuit aujourd’hui, la malédiction of course féminine souhaite exterminer l’ultime rejeton d’une lignée jadis éprise du bûcher. Camé au cognac, harassé de rêves patraques, hypnotisé, ensommeillé, somnambule incrédule, Robert ne se laisse faire, finit par défaire son meilleur ennemi, trop prévenant, trop prévoyant, par assister à un nocturne incendie, en compagnie de pompiers appelés, surtout d’un expert lucide et invalide, de la radieuse et valeureuse Eve, nièce nudiste, fissa séduite, donc à une coda en acmé, où l’aristocrate Morley joue à l’acrobate dédoublé. Si ...

Les Dents de la mer : Le Fils du requin

Image
  La baleine divine de Moby Dick  ? Un gros ogre de blockbuster horrifique… Avant le gosse à vélo ( E.T., l’extra-terrestre , 1982), les gosses et les dingos ( Indiana Jones   et le Temple maudit , 1984), le gosse et les fachos ( Empire du Soleil , 1987), les gosses et les dinos ( Jurassic Park , 1993), la gosse du ghetto ( La Liste de Schindler , idem ), le gosse et le robot ( A.I. intelligence artificielle , 2001), les gosses d’apocalypto ( La Guerre des mondes , 2005), le gosse de Morpurgo ( Cheval de guerre , 2011), voici le gosse à l’eau ( Les Dents de la mer , 1975). En moins de cinq minutes, le spécialiste à succès de la souffrance de l’enfance, de sa résistante résilience, réussit une remarquable et remarquée d’infanticide séquence. Pour la première fois, l’enfant ne survit pas, présage du Petit Chaperon rouge vite évanoui(e) de Varsovie. Bien servi par le savoir-faire du directeur de la photographie Bill Butler, sorti de Conversation secrète (Coppola, 1974) ...

Au service de Satan : Sin nombre

Image
Rite satanique ? Instantané « ethnique »…   Dans Au Service de Satan (Frank Q. Dobbs, 1972), sorti six ans avant The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978), des Américains chassent le daim, à défaut du cerf. Mais quel meilleur gibier que l’homme, ose affirmer le comte Zaroff ( The Most Dangerous Game , Irving Pichel & Ernest B. Schoedsack, 1932) ? Fi d’aciérie, voici une mine à moitié désaffectée, car le coin connut son économique acmé au cours des années 30, notamment en 33, date un brin hitlérienne, hein ? Deux ans avant Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974), son compatriote a contrario promis à une renommée mondialisée, Au service de Satan s’avère par conséquent un obscur « film culte » à base de culte occulte et d’assassinats en série, sis au sein d’un Texas solaire, solitaire, à l’agonie, en proie à la folie, dixit le pompiste sarcastique. Davantage, puisque ce petit film désargenté, d’un autre âge, possiblement impos...