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L’Été où j’ai grandi

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  Un métrage, une image : Summer of 84 Téléfilmé à domicile par trois Québécois, cet item à la Netflix empeste le jeunisme, le manichéisme, (res)sert la soupe de/à la nostalgie rassie d’une imagerie colonisatrice, d’US et cynique   infantilisme. La médiocre mise en images des idem enfantillages d’un script de rien, très étasunien, à base de provincialisme, de puberté, de paranoïa, dispose ainsi de gentils petits, dotés de méchants parents, aux prises avec un flic peu catholique, puisque porté sur la disparition puis la dissolution d’adolescents, vous m’en direz tant. Par mansuétude cinéphile, on se gardera de comparer cela à ses modèles assumés, assommants ; par charité littéraire, on évitera de parler de Jim Thompson, on invite vite à (re)lire Le Démon dans ma peau ou un épisode bien malsain, au doute guère cartésien, de l’autobiographique Vaurien . Il s’agit, en définitive, d’un récit rétrospectif, d’une moralité (con)formée en boucle bouclée, au caméscope de...