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Affichage des articles associés au libellé Saul Bass

Surveiller et prescrire

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  Exils # 235 (01/10/2026) Le titre rebaptisé pèche par excès : quarante minutes occupent le « Rocher », simulacre mis à sac, cependant les cent précédentes valent d’être redécouvertes. Si Les Oiseaux (Hitchcock, 1963) relève du surnaturel, décrit de manière métonymique la fin du monde humain, Le Prisonnier d’Alcatraz (Frankenheimer, 1962) chronique de manière empathique le calendrier cadenassé d’une humanité retrouvée. Cinq ans avant la solitude asiatique de Delon & Melville ( Le Samouraï , 1967), voilà déjà un canari (puis plusieurs) et un reclus, un passé disparu, un comportementalisme bienvenu. La colère de Lancaster le fait manquer d’air, casser une vitre, planter un (autre) type. Les transferts entre établissements pénitentiaires constituent les uniques ponctuations d’une arlésienne libération. Construit en boucle bouclée, en bord de quai ensoleillé, le biopic symbolique plus qu’authentique préfère la « réhabilitation » à la rédemption, la r...

Dernier (r)appel

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  Exils # 223 (03/09/2026) The Human Factor (1979) se termine sur le pendule du combiné téléphonique du générique (et de l’affiche) de Saul Bass, communication coupée, pendaison anticipée. Piégé « à l’insu de son plein gré », soumis à un mea culpa médiatique, l’espion anglais se révèle être un pion hanté, déplacé, dépassé par l’impact du simulacre démultiplié auquel il participait. On revisite ainsi, lestée d’une ironie davantage sinistre, moins exotique, la trame de Notre agent à La Havane , même si Graham Greene, a priori ami de l’irascible cinéaste, scénariste du discutable mais pas détestable Sainte Jeanne (1957, transposé d’une pièce de Shaw), n’apprécia cette adaptation (signée Stoppard, onze ans plus tard auteur de La Maison Russie de Schepisi d’après le Carré), d’ailleurs inédite en salles hexagonales et tournée sans budget (comme Coppola, Preminger s’autofinança). Plutôt que rappeler la coda doublement tragique de L’Espion qui venait du froid (Ritt, 196...

Grand Prix : Go Fast

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  Du futurisme, en Ferrari, un écho à Monaco ? Plutôt l’expertise holistique de Saul…    Moins connu que ses remarquables contributions à disons L’Homme au bras d’or (Preminger, 1955), Autopsie d’un meurtre (Preminger, 1958), Sueurs froides (Hitchcock, 1958), La Mort aux trousses (Hitchcock, 1959), Psychose (Hitchcock, 1960), Spartacus (Kubrick, 1960), West Side Story (Robbins & Wise, 1961), Les Nerfs à vif (Scorsese, 1991) ou Le Temps de l’innocence (Scorsese, 1993), le générique de Grand Prix (Frankenheimer, 1966), bien sûr signé Saul Bass, constitue quand même un chef-d’œuvre de poche, un modèle de commencement, une séquence en soi dont célébrer la maestria. Le graphiste renommé recroise donc la route du réalisateur presque amateur de Mon père, cet étranger (1957), ensuite de L’Opération diabolique (1966), items auxquels il collabore encore. Après le fameux mammifère de la MGM, la mention copyrightée du « Cinerama », le bref défilé des...

Arrêts sur images

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Une année de ciné en affiches… L’affiche de cinéma, un art disparu ? Que nenni, si l’on consulte l’article de The Movie Waffler , qui en recense quelques-unes, parmi les plus belles, professionnelles ou œuvres de fans , de l’année (américaine) 2014. Les ombres tutélaires de Saul Bass, Michel Landi, Boris Grinsson, Clément Urel ou Ercole Brini, au sein de beaucoup d’autres, semblent planer sur ces travaux conjuguant recherche plastique, graphisme expressif et sensualité immédiate. Œuvre hybride entre le produit marketing et la première porte ouverte (ou fermée) sur le rêve, parfois le cauchemar, en cas de ratage ou de paresse figurative, l’affiche demeure à la fois un produit d’appel et un objet de collection, une relique fétichiste et le témoignage d’un talent artisanal peu à peu remplacé par la ductilité numérique. Si, à terme, les devantures de cinéma ne comporteront plus que des affichages virtuels, sous forme de panneaux animés (comme, déjà, d...