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Affichage des articles associés au libellé Peter Handke

Banco

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  Un métrage, une image : Casino : No Limit (2008) Le descendant de Dorcel, DG + VRP du petit empire de son papounet, disait jadis à LCI « poursuivre un triple objectif qualitatif », impératif d’un film « attractif pour le plus grand nombre et pour toutes les générations – pour cela, il ne doit pas être répugnant, ni bidon, ni ridicule », comment veux-tu, si tu recules… Le fric ici s’affiche, objet-sujet d’économie libérale, non plus libidinale, de logique commerciale, comptable, de voyage estival : 230 000 euros de budget , 2 h 30 de durée, 14 actrices, 12 scènes classées X, distribution à l’unisson dans 56 pays, en sus (moi bien) d’une projection à la presse et de communication numérique un zeste, Ibiza, on y reva, de longues années après More (Schroeder, 1969), d’accord. Tout ceci sert à financer du locatif, par exemple yacht et villa , voilà, production values de parvenus, diégétiques, cinématographiques, se verra réutilisé selon d...

Mundial ’78 : Don’t Cry for Me Argentina

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    « Droit au but », au cœur de l’amical tumulte… Seul Astor Piazzolla pouvait oser puis réussir cela, à savoir revisiter la musique dite programmatique, spécialité classée classique, remember par exemple La Mer selon Debussy ou Une symphonie alpestre du nietzschéen Strauss et tisser du tango les multiples émotions à celles du « ballon rond ». En 1978, l’Argentine accueille et récolte la Coupe du monde, alors sous la coupe du général Videla, qui d’ailleurs conviera notre compositeur à un repas,   via une invitation évidemment inconvenante à évacuer. Que l’on apprécie ou pas ce sport de manière morale, à la conquis Camus, il demeure donc le thème principal d’un album musical assez magistral. En huit titres explicites, étendus durant une trentaine de minutes, l’auteur majeur transcende son matériau à l’unisson de la transformation du « nouveau tango ». Installé en Italie, escorté par le Conjunto Electrónico, formation à la dénominatio...

Bosna!

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  Un métrage, une image : What You Get Right Now  (2020) « Tu n’as rien vu à Sarajevo », ou (où) un descendant décomplexé de l’atomique Alain Resnais de la sympathie éprouverait For the Daemon (Brieuc Le Meur, 2020), en effet, surtout serbe, n’en déplaise à Peter Handke. Ainsi surgissent, en décembre au goût de cendre, des images d’hiver, comme pour recouvrir, voire ensevelir, celles d’hier. À l’unisson d’une exhumation de saison, aussitôt les voici investies, au moyen d’une musique martiale ? Disons que les notes davantage évoquent une fantaisie militaire, sinon minimale, un brin, second Alain, à la Bashung. Sorte de solitaire Nemo, surcadré en surimpression par un vrai-faux hublot, doté de son gros appareil photo, l’artiste cosmopolite documente donc des jours en définitive pas si tranquilles en Bosnie, cédant à Miller Henry ceux, so sexy , sis à Clichy, ensuite réchauffés par Claude Chabrol en 1990. Délesté de clichés, démuni de chichis, il vadrouille en ville, visiteur ...