Princesse Tam Tam
Un métrage, une image : La Sirène des tropiques (1927) Dépourvue de la présence précieuse de son interprète principale, cette exhumation, désormais hors-saison, se résumerait à un soigné, estimable, mélodrame sentimental et racial, rajouteraient les Ricains, n’en déplaise à l’égalitarisme républicain. Doté de la beauté, de la sensualité, de la vitalité, de la disponibilité, de la bonne humeur, de la douceur et du cœur de Joséphine Baker, le métrage d’un autre âge, du temps des colonies, presque complexe et tout sauf joli, prend, de toute évidence, une dimension différente. Assisté d’un certain Buñuel, bientôt au boulot sur Un chien andalou (1928), toujours assorti du suicidaire Batcheff Pierre, Étiévant entrecroise de Mallet-Stevens l’Art déco, la valeureuse « sauvagerie » de Rousseau, l’exotisme selon Dekobra, le drame mondain à la Bernstein. Tout ceci, ainsi dit, semble beaucoup, au vu du contexte surtout, car La Sirène des tropiques se passe en partie au...