Change pas de main : Monamour
Baiser, se faire baiser, « se soumettre », se faire mettre, turpitudes de solitudes… Cinéaste cinéphile, Vecchiali délivre un mélodrame maternel et « romanesque », au féminisme à main armée assumé. Il s’agit aussi d’une réflexion en action(s) et à l’accordéon, (re)voilà Azzola, en particulier pendant la coda conçue comme une bande-annonce rétrospective, à propos de la pornographie, disponible désormais sur un site spécialisé, quelle (cruelle) logique ironique. Dommage pour Dietrich & Sternberg ( Shanghai Express , 1932), on songe davantage au doux-amer Fassbinder et in extremis à Melville, puisque aube idem livide, à reflet refusé. Au sein (malsain) de ce récit à multiples péripéties, à base de chantage à tous les (bas) étages, sans omettre un zeste d’inceste à « Domino » marteau et un clin d’œil à Manon Lescaut , Howard Vernon s’y colle, où défilent une « détective juive » intuitive et intrusive, un gradé d’Algérie en cercueil et fauteuil,...