L’Atalante : Underwater
Ses chats, sa chatte, un voyage, des visages… On peut, certes, se désoler du triste sort réservé par les épiciers à ce film « unique », en effet, sens duel, monté, démonté, remonté à satiété depuis l’insuccès de sa sortie en 1934 ; on peut, aussi, non pas s’en réjouir mais y lire une sorte de cohérence, de raccord ironique entre le devenir de l’œuvre et celui de la vie : le vivant, surtout chez Jean Vigo, se valide via le mouvement, le changement, la somme de moments immanents, leur absurde, désordonné, enchaînement, alors laissons aux artistes, aux aveugles, aux paresseux, aux religieux, la nécessité d’une causalité, d’un rigoureux-rassurant tracé, d’une quelconque signification, souvent à la con. Le sens, assumons de ne pas/plus nous en soucier. Les sens, essayons de les préserver, de sonder leur intensité. Face au naufrage du misérable et risible « message », le cinéma, pratique par définition fantomatique, mécanique, nous ramène au monde, à s...